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UNSA Éducation à Marseille

Article publié le mardi 14 janvier 2014
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Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa Education, deuxième fédération des métiers de l’enseignement selon les résultats des élections professionnelles Education nationale de 2011 (1), était à Marseille, le 19 décembre, dans le cadre d’un tour de France des académies afin de rencontrer les adhérents et préparer les élections professionnelles du 4 décembre 2014. Le jour même où le Comité technique ministériel (CTM) a enregistré les décisions de la rue de Grenelle quant aux postes supplémentaires pour la rentrée 2014 (136 pour Aix-Marseille), le secrétaire général aborde diverses questions d’actualité.

Il y a 20 ans, l’empire Fédération de l’Education Nationale (500 000 adhérents, 53 syndicats) s’effondrait, victime de divergences politiques internes, débouchant sur la création de la FSU puis de l’Unsa (2000). La FSU organise des colloques en ce 20ème anniversaire.

Est-ce que cette scission n’a pas conduit à un affaiblissement du syndicalisme enseignant et était-elle inéluctable ? « La crise entre des orientations syndicales différentes était parvenue à un terme. Le syndicalisme enseignant français est composé de deux pôles qui se sont structurés depuis, le réformiste que nous représentons et le contestataire un peu plus sur le statu quo. Ce mélange dans la FEN était un atout à un certain moment de l’histoire et puis s’est transformé en handicap dans les années 80. Nous sommes très à l’aise avec cela parce que nous ne regardons pas trop en arrière » estime Laurent Escure

Globalement, où en est le système éducatif ? « Les 150 000 jeunes qui sortent sans qualification par an doivent nous interroger comme doivent le faire les résultats PISA. Le système est en crise et pas seulement provisoire, c’est un état de fait depuis 20 ans. Cela veut dire que mettre des postes supplémentaires comme le ministère l’annonce aujourd’hui au CTM n’est pas suffisant. Il faut réorganiser le système. «

L’Unsa Education soutient l’organisation en socle commun à la fin du collège puis bloc -3 /bac + 3 mais « sans en cacher les défauts ». «Nous sommes favorables au socle commun de compétences et connaissances parce qu’il représente pour nous le bagage que tous les jeunes doivent avoir en leur possession (…) Le bloc Bac – 3/Bac plus 3 présente un défaut majeur, je dirai même un drame, c’est qu’un jeune sur deux qui rentre à la fac échoue en licence (…) La loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, votée en juillet dernier, a été un toilettage de la loi LRU qui était inacceptable, mais ne représente sûrement pas une solution à cette difficulté structurelle énoncée »

Lire l'entretien de Laurent Escure dans Provence éduc@tion.




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