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Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école

Article publié le jeudi 5 novembre 2020
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La journée “Non au harcèlement” est organisée chaque premier jeudi du mois de novembre depuis 5 ans. Son objectif est de sensibiliser aux phénomènes de harcèlement dans le milieu scolaire. L’UNSA Éducation souligne à cette occasion l’importance de la lutte contre toutes les formes de harcèlement.

En France, un·e élève sur dix est victime de harcèlement scolaire

Cela représente 700 000 élèves. Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique.Niveau scolaire, apparence physique, orientation sexuelle réelle ou supposée, handicap physique ou mental : de nombreux prétextes sont utilisés. Le harcèlement scolaire est puni par la loi depuis 2014. Si ce phénomène est aussi répandu, c’est qu’il est souvent difficile à déceler, que ce soit par les équipes pédagogiques ou par les parents.

Un problème de sécurité ? Non !

Dans un entretien accordé à l’UNSA Éducation, le sociologue Éric Debarbieux explique que “95% des violences à l'École sont commises par des élèves sur d’autres élèves”. Ainsi le phénomène ne provient pas de l’extérieur, ce n’est pas un problème de sécurité. Souvent, il s’agit de petites violences peu spectaculaires mais répétitives qui entraînent le harcèlement d’un groupe d’élèves envers un·e élève qui se retrouve isolé·e. Le harcèlement est donc un problème humain. Ainsi, la réussite de la lutte contre ces violences repose sur l'engagement de toutes et tous, élèves inclu·es.

La prévention est-elle la clef ?

Pour désamorcer ces situations, il est important d’agir dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité. La prévention est fondamentale dans cette lutte pour permettre aux élèves d'avoir une scolarité épanouie. Sans actions collectives, les conséquences peuvent être dramatiques : phobies scolaires, troubles psychosomatiques et troubles anxio-dépressifs. Le suicide en juin 2019 d’Evaëlle, collégienne de 11 ans, alerte sur une dimension réelle du harcèlement. Il n’est pas “exclusivement perpétré par des élèves mais peut, parfois, être initié ou alimenté par du personnel scolaire” d’après le rapport du député Erwan Balanant rendu aux ministres de l’éducation et de la justice, et présenté à l’Assemblée nationale en octobre.

Le cyber-harcèlement

Le rapport présente des statistiques plus alarmantes que celles de l’étude de 2015. Comme, par exemple, le fait que 25% des collégiens, dont beaucoup de jeunes filles, déclarent avoir déjà été victimes d’atteintes en ligne. Ou qu’un quart des victimes de harcèlement a déjà envisagé le suicide. Le harcèlement se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires et s’accélère avec l’utilisation permanente des téléphones portables et des réseaux sociaux.

Pour l’UNSA Éducation, la formation des personnels de l’Éducation est nécessaire : en formation initiale mais également en formation continue. Associée à la prévention, cela doit permettre de construire une scolarité où le harcèlement sous toutes ses formes est combattu par toutes et tous : élèves et adultes.

Pour aller plus loin :

La journée nationale sur le site du MENJS

5 minutes pour comprendre avecÉric Debarbieux sur la chaîne Youtube UNSA Éducation

L’éclairage d' Amandine Berton-Schmitt du Centre Hubertine Auclert sur le Cyberharcèlement

Le rapport parlementaire d'Erwan Balanant " Comprendre et combattre le harcèlement scolaire"




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