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Le syndicalisme toujours

Article publié le mardi 13 mars 2018
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Même dans le monde nouveau à venir, il y aura toujours des salarié.e.s à défendre, toujours des inégalités à combattre, toujours des droits à préserver, conforter ou conquérir.
Même dans le monde nouveau à venir, il y aura toujours de la place pour des combats collectifs pour un monde meilleur, pour qu’une espérance commune transcende les préoccupations individualistes, pour qu’aux côtés de la Liberté s’épanouissent Egalité et Fraternité.
Bref, dans notre monde, quel qu’il sera, il y aura toujours une place pour le syndicalisme.
Certes, un syndicalisme à renouveler, à repenser : un syndicalisme qui doit retrouver une confiance et une adhésion plus fortes encore de la part de nos collègues, un syndicalisme pragmatique sachant allier proposition, négociation et opposition si nécessaire.

Certes, à l’UNSA Éducation, nous le pensons et le revendiquons mais cela ne semble pas être partagé par tout le monde.
Par le Président d’une part et si ses yeux fixent l’horizon du monde, trop rarement son regard s’arrête sur les acteurs de la démocratie sociale. Nos avis sont à peine écoutés, régulièrement ignorés et des experts bien souvent convoqués à la table des propositions en lieu et place des représentants des salariés.
Pour le Président, les organisations syndicales sont plutôt pensées comme des freins, avec la volonté de les ranger sur les étagères d’un « ancien monde » conservateur et immobiliste.
Par certaines organisations syndicales d’autre part qui, arcboutées sur des oppositions de principe rarement efficaces, servent ainsi de repoussoir utile à un gouvernement qui peut avancer sans grandes craintes.

La démocratie sociale exige des acteurs, gouvernementaux comme syndicaux, à la hauteur des enjeux du monde qui se dessine.
A l’UNSA Éducation, nous avons fait le choix de relever ce défi. Celui de ne rien concéder à ceux qui veulent nous effacer de la carte et de renouveler notre syndicalisme et ses moyens d’actions. Celui de ne rien concéder au dogmatisme sans surprise et de faire ainsi la preuve de notre utilité, de notre modernité. Celui d’exiger du Président de la République et du gouvernement le respect de tous les acteurs du monde éducatif en portant haut et fort nos exigences.
Cette voix nous la ferons entendre avec chacune et chacun des collègues que nous rencontrerons.
En mai 68, les murs le disaient déjà : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. »
Aujourd’hui, l’avenir nous attend.
Demain se fera avec nous et avec nos collègues.

Frédéric Marchand
Ivry, le 13 Mars 2018




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