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Espaces créatifs : apprendre, fabriquer, partager

Article publié le mercredi 11 octobre 2017
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Fab Lab, Living lab, Hackerspace … le nombre de ces espaces dédiés à de nouveaux modes de création est en augmentation constante sur tous nos territoires. Mais qu’y fait-on ? Qui concernent-t-ils ? Que révèle cet engouement ? Une nouvelle culture est-elle en train de naître ?

Développement éclair
Nés dans les années 2000 aux Etats Unis en Université, les Fablabs sont des lieux ouverts au public avec mise à disposition de matériel et d’ outils notamment numériques pour la conception et la réalisation d’objets. On en trouve aujourd’hui partout dans le monde, et 155 sont répertoriés en France, par le réseau français des FablabsIls regroupent des entrepreneurs, des bricoleurs, des étudiants, des designers, des artistes…tous partagent un principe de création collaborative. A leur suite se sont créés les Living Lab, des laboratoires invitant les usagers à inventer avec les chercheurs pour améliorer la vie courante, les Hackerspace, qui eux se spécialisent dans le développement de logiciel, medias ou applications sous licences libres.

Une charte mondiale
Les Fablabs se retrouvent dans une charte commune, autour de trois mots clés, constitutifs de la culture Makers (années 60, Etats Unis, elle met l’accent sur l’apprentissage dans un cadre social d’échange et de coopération, c’est une branche du « fais- le toi-même"(-Do It Yourself !-) :
Apprendre : acquérir, transmettre et produire des savoirs par l’expérimentation, le faire soi-même, la pratique collaborative et collective.
Fabriquer : fabrication numérique au départ mais élargie à toutes techniques, de prototypes de toutes sortes d’objets puis de petite séries ou séries limitées.
Partager : les expériences, les savoirs, les procédés, les plans, les outils…
Un rapprochement entre les arts et les sciences
Dépassant les techniques numériques ou traditionnelles, de nombreux Fablabs s’ouvrent aux artistes, soit dans des institutions culturelles et artistiques comme le 104 à Paris, ou en inclusion dans des labos non artistiques. Pourquoi diriger les artistes auprès des scientifiques ou bricoleurs numériques ? Ils apportent une vision singulière qui enrichit les processus d’innovation, ils sont aussi amenés à développer de nouveaux modèles économiques. Artistes, ingénieurs, inventeurs, entrepreneurs convergent vers des démarches artistiques, économiques et sociales.

Ces espaces créatifs qui rassemblent des porteurs d’idées venus de tous horizons sont des révélateurs de notre société en transition. Transition démocratique, transition numérique, transition écologique, transition énergétique… Ils en interrogent toutes les formes. S’il est difficile de définir avec précision ce qu’il adviendra de ces transitions, le renouveau d’intérêt pour la culture scientifique, technique et artistique, développé de manière collaborative à travers tous ces espaces ouverts peut inspirer un projet de société, éclairée, moderne, sociale.




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