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Enseignement religieux en Alsace-Moselle

Article publié le mardi 28 juin 2016
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Madame la Ministre de l’Éducation nationale a confié aux recteurs de Nancy-Metz et Strasbourg, une mission de consultation sur les possibilités d’évolution du régime scolaire actuel concernant l'enseignement religieux en Alsace-Moselle. 

Cette évolution pourrait consister au passage d’un régime d’obligation avec dispense à un régime d’adhésion volontaire de type optionnel. Du cours préparatoire au cours moyen 2, l’heure d’enseignement religieux serait toujours organisée par les pouvoirs publics mais ne ferait plus partie des 24 heures d’enseignement général.

Jeudi 23 juin, Monsieur François Hollande, Président de la République, qui ouvrait les travaux du Congrès de la Ligue de l’enseignement, à Strasbourg, a confirmé publiquement l’existence de la démarche et a souhaité qu’elle aboutisse à un consensus.

Samedi 25 juin, Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est revenue à son tour sur ce dossier au cours de son allocution devant le Congrès de la Ligue de l’enseignement.
À cette occasion, elle a précisé les objectifs de la démarche. Elle a d’abord affirmé qu’il ne s’agissait aucunement d’ouvrir une nouvelle guerre scolaire et que le gouvernement n’entendait pas remettre en cause le droit local.
Elle a rappelé que les textes en vigueur précisaient bien que l’État avait une obligation d’organiser l’enseignement religieux mais que les familles n’étaient pas tenues d’y inscrire leur enfant. Le passage du régime de dispense au régime de l’option positive semblait ainsi mieux convenir à réalité juridique.
Elle a d’autre part insisté sur un point : le principe d’égalité de la Constitution interrogeait la pratique actuelle. En effet, les enfants des trois départements disposaient du fait de cette pratique de 180 heures d’enseignement général de moins que les élèves des autres départements français.
Elle espère que la consultation permette de rapprocher les points de vue et de tendre vers un consensus.




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