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Au Gabon, les femmes ne veulent pas rester entre parenthèses !

Article publié le jeudi 7 mars 2013
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Pour le Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA) et son Comité des Femmes, l’égalité des droits et des femmes constituent un axe fort qu’ils entendent bien mettre en œuvre !

Le 8 mars ne sera pas pour autant le jour choisi pour lancer l’action visant à renforcer la parité ; la journée du 23 mars lui est préférée. Cette journée, baptisée par le SENA « journée Martine Oubalou » est un symbole fort pour tout enseignant a fortiori pour toute femme gabonaise...

Cette jeune institutrice rêvait de meilleures conditions d’enseignement. Militante affirmée, elle participe, à une marche pacifique avec son organisation. Pendant, le défilé, frappée d’une balle tirée par les forces de l’ordre qui réprimaient la manifestation, elle succombe à sa blessure ce 23 mars 1992. Ce jour, incarne le combat pour la parité et pour l’engagement. Il reste une mémoire douloureuse car après 21 ans peu de choses ont changé !

En 2010, l’exécutif du SENA constate que leur syndicat ne fait pas exception à la règle des 20/80 ! La profession tenue à 80 % par des femmes n’offre qu’à 20 % d’entre-elles une responsabilité syndicale.

La parité, un beau défi à relever, mais est-ce le seul ?
Pour le SENA et le Comité, ce défi c’est avant tout celui de l’engagement car, si devenir syndicaliste résulte d’un acte volontaire, être membre du Comité est automatique pour l’adhérente. A cette difficulté s’ajoute celle des cotisations qui ne sont plus prélevées à la source par l’État-employeur. Il faut donc « courir derrière leur règlement ».

Au Gabon, les échanges monétaires se font en espèces et tous les moyens de communication restent aléatoires. Ici comme ailleurs, sans trésorerie, pas d’actions à long terme. Pour avancer, le SENA s’appuie sur l’accord de coopération syndical qui a fixé, pour 2013, un séminaire en direction des femmes.

L’objectif est de travailler sur le sens de l’engagement et de faire émerger un ensemble d’actions concrètes pour renforcer la parité et le désir de responsabilité dans les instances syndicales.

Ce travail sera mis en œuvre par le biais d’une « formation-action » assurée par l’UNSA Éducation en partant du sondage lancé par le Comité ce 23 mars prochain. Le sondage, préparé et piloté depuis la France se fonde sur 10 questions qui cherchent à définir les attentes, les envies et les freins des adhérentes quant à leur participation aux activités proposées par le Comité.

L’accroche de l’opération est simple « le 23 mars c’est la journée des enseignant(E)s », laissez tomber les « parenthèsEs »

Enfin, le défi du moment, tant pour les femmes gabonaises que pour l’UNSA Éducation, c’est celui du travail à distance et de la confiance réciproque.




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