Urgence écologique : le CSE appelle à accélérer et amplifier la transformation du système éducatif
Ce rapport, adopté à l’unanimité (moins une abstention du Medef et 3 refus de vote de FO), part d’un constat sans détour : face à l’accélération de la crise écologique, l’École doit changer d’échelle. Si le cadre institutionnel reconnaît déjà son rôle, il ne suffit plus. Il faut désormais amplifier et accélérer l’éducation à la transition écologique, en la rendant concrète, systémique et cohérente.
Trois axes structurent les 40 recommandations formulées. D’abord, la résilience du système éducatif, avec une attention particulière portée au bâti scolaire et à la sécurité des élèves et des personnels. Adapter les conditions d’enseignement aux réalités climatiques n’est plus une option, mais une nécessité immédiate.
Ensuite, une transformation en profondeur de l’institution, qui passe par la formation de tous les personnels et par le renforcement de l’engagement des élèves.
Enfin, une évolution des programmes et des pratiques pédagogiques pour intégrer pleinement les enjeux écologiques dans les savoirs et les méthodes.
Au-delà des propositions concrètes – observatoire du bâti scolaire, plan de formation ambitieux, approches interdisciplinaires ou encore pédagogies actives – c’est une vision globale qui s’affirme : celle d’une École pleinement actrice de la transition écologique. Une École qui protège, qui forme et qui prépare aux bouleversements à venir.
Pour l’UNSA Éducation, ce rapport constitue une base solide, mais il appelle désormais des décisions politiques durables. Le temps du diagnostic est passé. L’urgence écologique impose d’aller plus vite et plus loin, en donnant à l’Éducation nationale les moyens d’agir.
Ce travail collectif, construit dans la durée et le dialogue, doit maintenant trouver une traduction concrète. Faire de l’École un pilier de la transition écologique n’est plus une ambition : c’est une nécessité.
Lien de partage du rapport : L’Ecole actrice de la transition écologique

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