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Santé mentale : stop aux belles paroles et à l’affichage politique, il est urgent d’agir!

Suite aux annonces de la ministre de la santé, Stéphanie Rist, le 2 juin 2026, concernant la prise en charge des urgences de santé mentale des jeunes scolarisés, le SNMSU-UNSA Education , syndicat national des médecins scolaires et universitaires, tient à apporter des précisions indispensables à destination des usagers du système de soins et des parents d’élèves.

Si le SNMSU-UNSA Education partage pleinement le constat d’urgence, il s’insurge contre l’insuffisance des mesures présentées.

Le SNMSU-UNSA Education alerte depuis des années sur la dégradation des indicateurs de santé mentale des enfants et des adolescents et il aura fallu attendre 2025 et le choix d’ériger la santé mentale en grande cause nationale pour que ses alertes trouvent enfin un écho, encore bien faible de surcroît.

Annoncer aujourd’hui que tous les élèves en souffrance psychique obtiendront un rendez-vous spécialisé en 48 heures est une incantation, pour ne pas dire un leurre, et ne constitue en aucun cas une mesure susceptible de traiter efficacement le problème.

Écrire qu’une meilleure organisation des personnels soignants associée à un élargissement des plages horaires des services de soins suffira à répondre aux besoins des enfants et des adolescents laisse entendre que les personnels de santé de l’éducation nationale et hors éducation nationale sont responsables de la non prise en charge de ceux-ci, ce qui est honteux !

Décréter un coupe-file, qui n’est pas une notion médicale, sans tenir compte des réalités de terrain, entretient les usagers du système de soins et les parents d’élèves dans l’illusion.

Proposer que tout enfant et adolescent en crise suicidaire ou en danger vital puisse accéder aux urgences ne fait que rappeler le fonctionnement normal théorique, rendu toujours plus difficile par la pénurie de médecins et la fermeture de lits.

Avec moins de 500 pédopsychiatres et environ le même nombre de médecins scolaires sur l’ensemble du territoire national, dont environ la moitié avoisinent les 60 ans, il est parfaitement clair que les moyens ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux de santé publique et que l’on se trouve face un effet d’annonce !

Le SNMSU-UNSA Education, lui, continue de lutter concrètement pour la mise en place d’une véritable politique de santé des enfants et des adolescents à l’école.

Signez la pétition de l’UNSA Education, un pacte national pour la santé des jeunes, sur ce lien.

 

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