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Fonction publique : le malaise salarial s’installe

La réunion de ce mardi 14 avril 2026 devait ouvrir un chantier structurant sur les rémunérations et les carrières dans la fonction publique. Elle a finalement mis en lumière l’ampleur du désaccord entre nous, organisations syndicales, et le gouvernement. Faute de réponses concrètes, l’ensemble des organisations représentatives a quitté la séance. Au cœur des tensions : l’absence de mesures immédiates pour répondre à l’érosion du pouvoir d’achat au regard du contexte géopolitique actuel. Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a évoqué des réflexions à moyen et long terme, sans apporter de réponse à l’urgence sociale. Sa posture est en en décalage avec la réalité vécue sur le terrain et nous l’avons dénoncé.

Pouvoir d’achat : une urgence sociale ignorée

Depuis plusieurs mois, l’inflation repart à la hausse, portée notamment par l’augmentation des prix de l’énergie et du carburant. Pour les 5,7 millions d’agents publics, les conséquences sont directes : leur niveau de vie recule.

Le constat est sans appel : la valeur du point d’indice accuse un retard estimé à près de 10 % par rapport à l’inflation depuis 2022. Cette situation entraîne une érosion continue de pouvoir d’achat et nourrit un sentiment de déclassement chez les agents.

La réponse ne peut plus être différée. La revalorisation du point d’indice ainsi que son indexation sur l’inflation doivent être mises en œuvre sans délai. Il s’agit d’un levier indispensable pour garantir une rémunération juste et éviter de nouveaux décrochages.

Des revendications claires pour des mesures concrètes

L’UNSA fonction publique appelle à l’ouverture immédiate de véritables négociations salariales. Des décisions doivent être prises dès 2026, avec des mesures effectives avant la fin de l’année.

Au-delà du point d’indice, plusieurs priorités doivent être traitées :

  • la révision des grilles indiciaires pour les catégories A, B et C ;
  • une politique indemnitaire plus cohérente et plus équitable dans les trois versants de la fonction publique ;
  • des avancées concrètes en matière d’égalité professionnelle, en particulier pour les filières fortement féminisées.

L’UNSA Éducation dénonce cette posture attentiste et cette absence de volontarisme du gouvernement. En ne répondant pas à l’urgence sociale actuelle, le gouvernement prend le risque d’aggraver la situation et de favoriser le dégradation du climat social. Les agents publics attendent des actes concrets, pas des intentions. L’UNSA Éducation demande des engagements immédiats car la question des rémunérations devient un enjeu de plus en plus central : elle touche à l’attractivité de nos métiers, au sens de nos missions et à la reconnaissance de notre investissement au quotidien.

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