Canicule : gestion de crise et mesures mises en oeuvre
La conférence de presse a permis de faire le point sur la situation dans les écoles et les établissements : sur 60 000, 1352 écoles ou établissements ont été fermés et 4042 écoles et établissements bénéficient d’aménagements horaires ou de mesures spécifiques (accueil des élèves dans d’autres salles publiques). Le ministère assure suivre la situation chaque jour, au sein d’une cellule de crise, en lien avec le rectorat et les organisations syndicales, tout en prenant en compte les zones de vigilance signalées par Méteo France.
Le point sur des sujets particuliers
Les examens : le ministre a expliqué que seuls 5233 candidats ont dû être reconvoqués alors que des mesures avait déjà été prises pour limiter les examens, notamment oraux (épreuves anticipées et grand oral du bac) aux matinées, à part quand des salles climatisées permettent d’accueillir des candidats l’après-midi.
La question se pose toutefois des modalités d’organisation du brevet qui se déroule du 26 au 30 juin. Pour l’UNSA Éducation, des mesures pour assouplir l’organisation seront bienvenues, par exemple pour rallonger les délais de correction.
Les stages et périodes de formation en milieu professionnel où c’est le droit du travail qui s’applique dans la mesure où ce sont les entreprises qui doivent prendre des mesures de protection.
Les Personnels vulnérables doivent se signaler auprès de leur hiérarchie qui évalue les risques et propose des aménagements de conditions de travail au cas par cas ( situations médicales avec risque sur la santé en cas de chaleur extrême) en fonction des protocoles existants.
Suspension des cours : Le ministre a rappelé lors de la réunion samedi, avec les organisations syndicales, que le chef d’établissement a le pouvoir de suspension des cours sans demander d’autorisation au DASEN, mais qu’un accueil s’organise néanmoins avec des personnels présents, notamment de vie scolaire. Pour les écoles, lorsque maire et préfet décident de la fermeture, personne ne peut obliger les personnels à s’y rendre malgré tout. Il préconise la bascule en visio des réunions de personnels.
Dans sa conférence de presse, le ministre a expliqué ne pas vouloir prendre de mesure nationale alors que la situation peut varier localement voire école par école (s’il existe des zones de fraîcheur par exemple). Les préfets sont en charge de la gestion de crise à l’échelle territoriale, y compris pour l’organisation scolaire. Pour l’UNSA Education, l’approche territoriale est la bonne méthode, elle permet de prendre en compte le bâti déjà rénové ou les investissements des collectivités dans le bâti neuf et écologique. Ce qui doit inciter d’autres à suivre le mouvement de l’atténuation et de l’adaptation.
Et pour l’avenir ?
Pour l’UNSA Education, il est temps d’intégrer les fortes chaleurs aux risques pris en compte par les plans de mise en sûreté (PPMS) et par les documents d’évaluation des risques (DUERP). Le changement climatique a un impact sur le système éducatif qui doit être mieux géré pour assurer la résilience du service public.
Le ministre a beau expliquer que l’état n’est pas propriétaire du bâti scolaire, que 3 milliards d’euros ont été accordés aux collectivités territoriales qui en ont la charge la rénovation des écoles et des établissements, pour autant l’isolation thermique du bâti scolaire et son adaptation au changement climatique est un sujet crucial. Notre fédération a pris ce sujet à bras le corps avec des propositions pour une transition écologique de l’école (à lire ici), en obtenant la création d’une commission spécialisée au conseil supérieur de l’éducation (lire l’article ici) et organise une conférence de presse le 23 juin, avec d’autres organisations syndicales des personnels, des étudiants, des lycéens, et avec la FCPE, pour proposer des mesures concrètes pour une transition écologique de long terme de l’école.

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