Récemment, trois évènements convergents, manifestations d’un sexisme inquiétant surgi de ce qu’on l’on croyait être un autre âge, nous ont prouvé, s’il en était besoin, que l’égalité femmes-hommes reste un combat quotidien et qu’une véritable éducation à l’égalité dès le plus jeune âge est plus que jamais nécessaire. C’est ce que nous défendons sans relâche à l’Unsa Éducation.

Ce fut d’abord « l’incident » de l’assemblée nationale. Un député émettant des caquètements à l’encontre d’une députée pendant son intervention.
Puis ce fut l’attaque violente, raciste et sexiste (l’attaque raciste aurait-elle été proférée de la même façon envers un homme ?) à l’encontre de la ministre Christiane Taubira.
Enfin, (enfin ?) c’est ce manifeste de 343 S…auds de pacotille qui bafouent, sous prétexte de défendre la prostitution, un texte mythique en s’arrogeant de manière décomplexée le droit de « posséder » le corps d’autrui.

Ces démonstrations choquantes et inadmissibles du non-respect du sexe féminin prennent souvent racine dès l’enfance dans une éducation qui, même lorsqu’elle ne les encourage pas, ne lutte pas assez violemment contre les stéréotypes de genre, fussent-ils émis sous couvert d’un humour douteux, légitimant ainsi parfois l’inacceptable.

L’UNSA Éducation s’est à plusieurs reprises félicitée des actions qui se mettent en place, telles les Abcd de l’égalité, les études sur les stéréotypes dans les manuels scolaires etc.
Il y a urgence à faire bouger les choses pour que, plus jamais, une partie de la population ne se sente légitime à en mépriser une autre.