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Salaires : le gouvernement laisse les fonctionnaires au bord du chemin

Alors que le gouvernement a confirmé une inflation annuelle de 2,2 % et annoncé une hausse du SMIC de 2,4 % au 1er juin, aucune mesure générale de revalorisation salariale n’est prévue pour les agents de la fonction publique. Une situation inacceptable face à un nouveau décrochage du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Des centaines de milliers d’agents rattrapés par le SMIC

La nouvelle augmentation du salaire minimum va avoir des conséquences directes sur les rémunérations dans la fonction publique. Déjà, plus de 356 000 agents perçoivent une indemnité différentielle pour garantir une rémunération au moins égale au SMIC.

Avec cette nouvelle revalorisation, les premiers échelons de nombreuses grilles de catégories C et B, ainsi que certains élèves fonctionnaires de catégorie A, passeront sous le niveau du salaire minimum. Plus de 700 000 agents pourraient ainsi être concernés par ce phénomène de rattrapage.

Cette situation illustre l’écrasement progressif des grilles indiciaires et la perte de sens des déroulements de carrière. Les qualifications, l’expérience professionnelle et l’ancienneté sont de moins en moins reconnues dans les rémunérations.

L’indemnité différentielle n’est pas une politique salariale

Le recours croissant à l’indemnité différentielle ne peut constituer une réponse durable. Ce dispositif permet simplement d’atteindre le minimum légal sans résoudre le problème de fond : la dévalorisation continue des traitements des fonctionnaires. De plus, cette indemnité n’est pas prise en compte dans le calcul des pensions de retraite, pénalisant ainsi les agents sur le long terme.

Un pouvoir d’achat toujours en recul

Malgré les mesures accordées en 2022 et 2023 ainsi que l’attribution de cinq points d’indice au 1er janvier 2024, les pertes accumulées depuis plusieurs années n’ont pas été compensées. À cette situation s’ajoute la suppression, pour la deuxième année consécutive, de la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), privant de nombreux agents d’un mécanisme de compensation face à l’érosion de leurs rémunérations.

 

Face à cette situation, l’UNSA Éducation exige une revalorisation significative et immédiate de la valeur du point d’indice ; le rétablissement de la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) ainsi qu’une refonte des grilles indiciaires permettant de véritables perspectives de carrière dans toutes les catégories. Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et le décrochage continu des rémunérations, l’UNSA Éducation se mobilise et attend des réponses fortes parce que la reconnaissance de notre engagement à tous passe nécessairement par une politique salariale ambitieuse et par la revalorisation du point d’indice.

 

 

 

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