Régime obligatoire d’Assurance maladie : l’exécutif doit s’expliquer et revenir sur son projet
Pour l’UNSA Éducation, c’est non !
Simplification, efficacité, rationalisation : tels sont les termes auxquels nous nous attendons. Mais lorsqu’une organisation concerne plusieurs millions d’assurés, la question qui compte pour l’UNSA Éducation est celle-ci : qu’est-ce que nos collègues auraient concrètement à gagner ?
La gestion du régime obligatoire par la MGEN concerne aujourd’hui 3,55 millions de bénéficiaires. En mai 2024 encore, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie renouvelait cette délégation pour cinq ans en soulignant la qualité et l’efficacité de cette gestion.
On ne bouleverse pas un système qui fonctionne à bas bruit
Cette délégation s’inscrit dans une organisation de la protection sociale des fonctionnaires construite après la seconde guerre mondiale. Une transformation de cette ampleur ne peut être réduite à une mesure technique, sans concertation et sans étude d’impact rendue publique. Pour l’UNSA ce choix interroge surtout plus largement le modèle que nous voulons demain pour notre système de protection sociale.
Des salariés sont également directement concernés
Près de 1 000 salariés de la MGEN travaillent aujourd’hui sur cette mission. Lors de la réunion du 8 septembre, l’UNSA Éducation leur a exprimé tout son soutien.
L’UNSA Éducation demande donc au Gouvernement d’infirmer clairement ce projet. Après les transformations importantes liées à la mise en œuvre de la protection sociale complémentaire, nos collègues n’ont pas besoin d’un nouveau bouleversement décidé sans eux.
Changer pour simplifier ne suffit pas. Il faut démontrer que l’on change pour mieux protéger et mieux servir les personnels. Avec l’UNSA Fonction publique, nous nous inscrirons pleinement dans les initiatives qui pourront être portées dans le cadre intersyndical.

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