Frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires : la France tourne le dos au monde
Pour l’UNSA Éducation, accueillir des étudiantes et étudiants internationaux constitue un investissement diplomatique, scientifique et humaniste et impose à la France de financer durablement l’enseignement supérieur et la recherche. Dans un contexte de concurrence internationale, où se joue notamment la place du français et l’attractivité scientifique de notre pays, la France doit assurer un accueil digne, et solidaire de l’ensemble des étudiantes et étudiants.
Cette annonce est une mauvaise idée pour plusieurs raisons. Le budget de l’État 2026 avait déjà exclu les étudiants extra-communautaires de l’aide personnalisée au logement (APL), alors que près de 90 % d’entre eux ne bénéficient pas de bourse d’études. En termes de solidarité internationale, c’est par ailleurs un mauvais signal alors que le budget français de la coopération a été largement amputé depuis 2 ans.
Plus largement, c’est la question du financement des universités qui se pose. Nous dénonçons un discours libéral où la marchandisation de l’enseignement supérieur n’est plus un tabou, et où la seule solution à la crise financière des universités passe par l’augmentation des frais d’inscription. L’UNSA Éducation et ses syndicats rappelleront dans le cadre des assises ministérielles du financement des universités la nécessité de moyens étatiques pérennes, à la hauteur des missions du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

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