Les 25 ans de la loi Taubira : se souvenir et transmettre

Le 21 mai 2001 est une date importante. La France adoptait une loi majeure dans son rapport à l’histoire et à la mémoire. La députée de Guyane Christiane Taubira avait porté cette loi qui reconnait la traite et l’esclavage colonial comme crimes contre l’humanité. Ce texte symbolique a permis de donner une traduction concrète à nos valeurs fondamentales.

Regarder son histoire pour défendre les valeurs

En effet, pour transmettre nos valeurs et nos principes républicains, il faut d’abord avoir les connaissances puis comprendre. Cela ne peut se faire sans se confronter à notre histoire dans toute sa complexité, y compris dans sa part d’ombre, longtemps occultée. Tous les citoyens ont leur rôle à jouer et à plus forte raison les personnels de l’éducation.

Vingt-cinq ans plus tard, cette loi reste comme un repère essentiel. L’esclavage colonial n’est plus regardé et plus enseigné de la même manière. À travers la recherche, les travaux des historiens ont permis de consolider ce travail de mémoire. Mais cette loi marque également la reconnaissance des souffrances héritées de cette histoire. Tout cela participe à la construction d’une histoire et d’un récit communs plus justes et plus lucides.

L’École pour transmettre les valeurs

Pour l’UNSA Éducation, l’École est au cœur de ces enjeux. Notre mission est de donner aux élèves des clés de compréhension du monde. L’actualité nous rappelle chaque jour à quel point les questions liées au racisme, aux discriminations, aux héritages coloniaux ou encore aux représentations trouvent souvent leurs racines dans l’ignorance. À cet égard, la loi Taubira a contribué à ouvrir un espace précieux de réflexion et d’enseignement.

L’UNSA Éducation considère que ce travail de transmission est essentiel. Il nous aide à construire du commun. La compréhension des mécanismes de domination, d’exclusion ou de discrimination permet de mieux défendre les principes auxquels nous sommes attachés : l’égalité, la dignité et la fraternité.

Mais rien n’est jamais acquis. Dans une période où les discours de haine, les replis identitaires et les instrumentalisations prennent une place croissante, la vigilance reste plus que jamais nécessaire.

Fidèle à ses principes, notre fédération a fait le choix de l’éducation, de l’esprit critique et de la connaissance pour lutter contre les discours de division.

 

La commémoration des 25 ans de la loi Taubira doit donc nous conduire à faire vivre la mémoire, à soutenir la recherche et à accompagner les personnels. Le défi est de taille. Il touche à ce que nous transmettrons aux jeunes générations et aux valeurs que nous souhaitons faire vivre chez les citoyens d’aujourd’hui et de demain.

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