FORTES CHALEURS : Avec l’Unsa-Education, j’agis pour des mesures d’urgence mais surtout pour obliger notre employeur à anticiper les futures canicules !

Les fortes chaleurs sont de retour et nous ne sommes que fin mai. La preuve : notre employeur a écrit aux directeurs, principaux et proviseurs de Côte d’Or pour transmettre des mesures de prévention et d'organisation dans les écoles, collèges, lycées et centres d'examen en raison de cet épisode de chaleur précoce. Comme on pouvait s’en douter, il s’agit d’une suite de consignes qui n’amène guère de nouveauté sur le sujet.

Alors que nous connaissons des températures particulièrement élevées mais que le plus dur reste à venir, la question des conditions de travail dans les écoles, établissements et services devient une urgence concrète. Ventilation insuffisante, salles surchauffées, risques pour la santé des personnels et des élèves : les épisodes de fortes chaleurs ne relèvent plus de l’exceptionnel.

Dans ces conditions , les personnels et élèves de certains bâtiments « saunas » vont être en grande difficulté. Nous ne pouvons accepter de travailler dans des conditions dangereuses pour notre santé. Ces épisodes extrêmes sont malheureusement amenés à être plus fréquents.

L’Unsa-Education vous aide à agir en urgence mais surtout à vous appuyer sur l’exemple concret de cette semaine pour agir à moyen et à long terme. Le climat change, nos locaux doivent changer !

Températures: ce que dit le droit

Le droit français ne fixe aucun seuil réglementaire de température pour l’accueil des élèves et des personnels. Des repères techniques généraux de prévention applicables au monde du travail existent (fatigue possible dès 30 °C pour une activité sédentaire [28 °C si activité physique], et évacuation envisageable au-delà de 33 °C sans ventilation). Ces valeurs ne constituent pas des normes juridiques. Dans tous les cas, la décision d’adapter ou d’interrompre l’accueil repose sur une appréciation globale des conditions (température réelle, durée d’exposition, ventilation, état de santé) en prenant compte la spécificité de chaque territoire en particulier les territoires ultramarins.

Source : INRS – « Travail à la chaleur : ce qu’il faut retenir »

1) J’agis pour gérer l’urgence

– J’en discute en équipe pour qu’un contact soit pris avec la collectivité territoriale compétente : conseil régional, départemental, municipalité ou la com’ com’ pour demander des adaptations matérielles qui sont de sa compétence (utiliser une salle à proximité plus fraîche, faire livrer des ventilateurs, rafraichisseurs d’air, climatiseurs, …).

ll est nécessaire d’exprimer la réalité de votre situation avec des éléments tangibles auprès de votre collectivité (relevés de température à l’appui)

Attention, dès le niveau de vigilance ORANGE météo France, une prise de décision concrète sur l’organisation est possible (recommandation aux parents de garder leurs enfants, fermetures des écoles ou des établissements l’après-midi). La fermeture d’une école ou d’un établissement en cas de chaleur extrême comme actuellement ne doit pas être un tabou si le bâti scolaire n’offre pas les garanties de sécurité ou d’accueil adapté.

– Dans le premier degré, j’informe mon IEN de mes demandes et des réponses apportées.

– Je mets le SE-Unsa en copie : 21@se-unsa.org.

En cas de réponses insuffisantes nous vous accompagnerons pour envisager des suites à donner en urgence. Mais n’oublions pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir…

2) J’agis pour le moyen et le long terme

Pour ne plus se retrouver dans une situation d’urgence, il faut que des mesures de prévention soient prises.

Le décret entré en vigueur le 1er juillet 2025 (en savoir plus ici) précise les obligations de notre employeur. Les risques liés aux fortes chaleurs devront être évalués dans le DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques), un programme annuel permettra d’organiser et suivre les mesures de prévention à mettre en place (organisation de l’école à modifier, achat de matériel, travaux, …).

Le nouveau plan vigilance « canicule » 2026 du ministère doit entrer en vigueur le 1er juin et pour la première fois, on y parle clairement de l’adaptation des horaires. En savoir plus ici dans notre article Unsa-Education

Agir sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) est l’affaire de TOUS !

Pour ne pas me retrouver en situation d’urgence au prochain épisode de fortes chaleurs :

– Je rédige des signalements RSST pour transmettre, de manière officielle, des relevés de températures périodiques et précis. Un seul relevé pour toute une école ne sera pas suffisant !

Chaque enseignant peut, par exemple, indiquer pour chaque jour la température dans sa classe à 8h30, 10h30, 12h, 14h, 15h30 et 17h.

Des relevés peuvent aussi être faits pour d’autres locaux (bureau, salle de motricité, …).

Ne perdez ni votre temps, ni votre énergie à remplir d’autres enquêtes, comme celle du café pédagogique, qui n’ont aucune valeur officielle. Elles ne pourront pas servir d’appui pour agir à moyen et à long terme sur vos conditions de travail !

–  Je rédige un signalement RSST (en fin de semaine par exemple) pour faire un bilan de la gestion de cette canicule (quelles réponses ? Par qui ? Quand ? Difficultés rencontrées ? …).

A SAVOIR : A la suite du groupe de travail « fortes chaleurs » initié par les représentants UNSA-Education à la Formation spécialisée Santé Sécurité au Travail de Côte d’or, ces derniers ont demandé que l’enquête permettant d’en savoir plus sur les lieux de travail impactés soit à nouveau communiqué aux auteurs des signalements de cette fin d’année scolaire comme cela avait été le cas pour le signalements de 2025. Remplir ce questionnaire permettra à votre APC/ APE d’en savoir plus et de vous aider à évaluer les risques pour des mesures aussi bien à court terme qu’à long terme.

Vous pourrez compter sur vos représentants Unsa-Education pour être à vos côtés dans ces moments difficiles mais surtout pour permettre la mise en application du nouveau cadre réglementaire qui constitue un ensemble d’obligations précises qui imposent à notre employeur de s’organiser en amont, d’anticiper les situations à risque et d’adapter concrètement nos conditions de travail.