[POITIERS] CSA Académique de repli : répartition des moyens

Lire notre déclaration liminaire.

Lors du CSA académique de repli du 21 avril 2026, l’UNSA Éducation a porté des positions cohérentes et équitables en réponse aux besoins remontés par les personnels en territoire.

Concernant les personnels administratifs
Pas de création de poste.
L’UNSA Éducation s’est dite favorable au redéploiement de 3 postes entre et vers les établissements mutualisateurs en lien avec des missions dédiées à la gestion des contrats AED.
Elle a rappelé la situation de tension persistante dans les établissements, déjà fragilisés sur le plan administratif.

Elle s’ est donc opposé au transfert d’un des postes dédié aux établissements (BOP 141) vers les services (BOP 214).
Elle a défendu le principe selon lequel les besoins des services doivent être financés sur leurs propres moyens, et non au détriment des établissements.
Elle a demandé à ce que ce poste soit pris sur le budget dédié au service de la région académique (BOP 214) (+8 postes pour la Nouvelle Aquitaine).

L’UNSA Éducation a ainsi porté un avis adopté à l’unanimité.

Concernant la requalification des postes de la filière administrative
L’UNSA Éducation a réaffirmé son soutien plein et entier à la politique de requalification engagée depuis 2021.
Elle a rappelé qu’elle a été la seule organisation (parmi les organisations syndicales représentées en CSA académique) à signer le protocole ministériel : article A§I Unsa ici
L’UNSA Éducation a demandé la poursuite de cette dynamique, considérée comme essentielle pour la reconnaissance des métiers et les perspectives de carrière des personnels.
A cet égard, nous nous satisfaisons que la FSU ait pu dire en instance tout le bien d’un plan de requalification qu’elle critiquait et qu’elle n’a pas signé.
Il s’agit de la dernière année du plan de requalification. L’objectif pour l’académie fixé par le ministère est de :

  • –24 postes catégorie C
  • +12 postes catégorie B
  • +12 postes catégorie A

Voici les premières mesures proposées pour la requalification en EPLE (BOP 141), au regard à la fois de la carte cible des implantations administratives, mais aussi des postes vacants à la rentrée 2026 :

  • -7 postes catégorie C
  • +5 postes catégorie B
  • +2 postes catégorie A

Concernant les personnels de laboratoire
Pas de création de poste.
L’UNSA Éducation comprend la choix de redéploiement de postes (3,5) des collèges vers les lycées mais alerte sur le manque de perspectives professionnelles.

Elle revendique l’ouverture de voies de promotion, notamment par concours (ASI), afin de permettre de véritables évolutions de carrière.

Concernant les personnels infirmiers et assistants sociaux
Création de 100 postes (voir déclaration liminaire) dont 3 postes infirmiers et 4 postes AS
L’UNSA Éducation valide les choix opérés, en soulignant la prise en compte des besoins de terrain et la cohérence des implantations.
Elle reste vigilante quant aux conditions d’exercice, notamment lorsque les postes sont fractionnés (création de 6 demi-postes infirmiers), et à la nécessité d’assurer un fonctionnement efficace des services rendus aux élèves.
Elle s’est assurée avec le SNIES Unsa que l’ensemble des postes ait pu être proposé au mouvement.
Les postes d’assistants sociaux n’ont pas été fractionnés ; 1 poste par département.

Concernant les Conseillers Principaux d’Education
Création d’un poste.
Le choix a été fait de créer deux demi-postes sur des besoins identifiés. Les deux établissements choisis présentent un écart important au barème (barème permettant de caractériser les établissements établi en concertation avec les organisations syndicales pour éclairer les décisions).

Concernant la répartition des moyens enseignants dans le second degré       

-81 divisions, -47 emplois pour l’académie

L’UNSA Éducation a voté contre la répartition proposée, dénonçant une logique de redéploiement à moyens constants qui affaiblit globalement les établissements.
Elle conteste des choix budgétaires qui ne permettent pas d’améliorer les conditions d’enseignement dans un contexte pourtant favorable lié à la baisse des effectifs.

Pour autant, L’Unsa Education a réaffirmé sa singularité par rapport aux autres organisations syndicales représentées.
Elle défend la nécessité d’engager une réflexion sur la restructuration du réseau des collèges et lycées, afin de garantir une offre éducative de qualité.
Elle considère qu’il est préférable de consolider des structures viables et attractives plutôt que de maintenir artificiellement des établissements en grande difficulté démographique, tout en refusant toute création de zones blanches.

Concernant les personnels de direction
Dans ce contexte, l’UNSA Éducation a choisi de s’abstenir sur la répartition des postes de PERDIR, en cohérence avec sa position globale appelant à une réflexion plus large sur l’organisation territoriale.

S’il était jugé nécessaire de permettre le redéploiement d’un poste
vers le collège Pierre Bodet (Angoulême), l’enlever au collège de Villefagnan (fusionné avec Ruffec) ne nous convient pas.

Nous appelons à ce qu’une décision politique pérenne soit prise concernant l’établissement Ruffec -Villefagnan.

Contactez – nous sur poitiers@unsa-education.org pour connaître le détail des mesures !