Canicule : A&I-Unsa Bretagne alerte sur les conditions de travail des personnels administratifs

Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, la section rennaise d’A&I-Unsa Bretagne a interpellé le Secrétaire général et la Directrice des Ressources Humaines de l’académie de Rennes afin de dénoncer les conditions de travail dégradées auxquelles sont confrontés de nombreux personnels administratifs.

Canicule – courrier au secrétariat général

Une situation devenue préoccupante

Chaque été, les températures élevées mettent en évidence les limites de nombreux bâtiments scolaires et administratifs, souvent mal isolés ou insuffisamment adaptés aux fortes chaleurs. Dans les écoles, collèges, lycées et services académiques, les personnels continuent d’exercer leurs missions dans des locaux où les conditions de travail peuvent devenir difficiles, voire dangereuses pour leur santé.

Cette situation est aggravée par la complexité de la gouvernance des bâtiments publics. Les collectivités territoriales sont propriétaires des locaux tandis que l’État est l’employeur des agents. Ce partage des responsabilités conduit trop souvent à l’inaction, chacun renvoyant à l’autre la responsabilité des aménagements nécessaires.

La santé des agents doit rester une priorité

A&I UNSA rappelle que l’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité de ses personnels. Les risques liés aux fortes chaleurs doivent être pleinement intégrés dans l’évaluation des risques professionnels et faire l’objet de mesures de prévention adaptées.

Pour A&I-Unsa Bretagne, il n’est pas acceptable que la protection des personnels dépende uniquement des capacités budgétaires des collectivités ou de décisions prises localement sans coordination académique.

Des mesures concrètes à mettre en œuvre rapidement

A&I-Unsa Bretagne demande la mise en place d’un véritable plan académique de prévention et de gestion des épisodes caniculaires, comprenant notamment :

  • l’identification et la cartographie des locaux les plus exposés à la chaleur ;
  • le développement du télétravail lorsque les missions le permettent ;
  • l’adaptation des horaires de travail lors des épisodes de forte chaleur ;
  • l’équipement des sites les plus exposés en matériels de rafraîchissement ;
  • la création de pauses supplémentaires permettant de limiter les risques pour la santé ;
  • l’élaboration d’un plan de continuité d’activité spécifique aux situations de canicule ;
  • une attention renforcée pour les agents vulnérables nécessitant des aménagements particuliers.

Exiger des engagements et des résultats

La section bretonne d’A&I-Unsa demande que ces questions soient inscrites à l’ordre du jour des prochaines instances de dialogue social et que des indicateurs précis permettent de suivre les avancées réalisées : nombre de locaux recensés, mesures d’aménagement mises en œuvre, agents concernés et moyens budgétaires mobilisés.

Pour A&I-Unsa Bretagne, la complexité des responsabilités entre l’État et les collectivités ne peut justifier l’inaction. La santé, la sécurité et la dignité des personnels administratifs doivent être garanties partout et pour tous.

La canicule ne connaît pas les frontières administratives : la protection des agents ne doit pas en connaître non plus.