COP17, COP31 : des engagements internationaux aux actes, il est temps de passer aux obligations concrètes !
La multiplication des conférences internationales consacrées au climat et à la biodiversité témoigne d’une prise de conscience désormais largement partagée : notre modèle de développement exerce une pression considérable sur les équilibres naturels et menace les conditions de vie des générations présentes et futures. Pourtant, malgré les alertes scientifiques répétées et les engagements pris par les États, le décalage entre les discours et les actes demeure considérable.
La COP17 sur la biodiversité, qui vient de s’achever à Erevan, en Arménie, le 31 octobre 2026, et la prochaine COP31 sur le climat, prévue à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre 2026, illustrent parfaitement cette contradiction.
COP17 : protéger la biodiversité, au-delà des déclarations
La COP17 devait dresser un premier bilan mondial du Cadre de Kunming-Montréal adopté en 2022, qui fixe 23 objectifs à atteindre d’ici 2030, dont la protection de 30 % des terres et des mers et la restauration des écosystèmes dégradés.
Le constat reste préoccupant : les objectifs sont loin d’être atteints et les financements demeurent insuffisants. La protection de la biodiversité exige pourtant des actes concrets et une transformation de nos modèles de production.
COP31 : concrétiser les engagements climatiques
La COP31 devra accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris, réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer l’adaptation au changement climatique et répondre aux besoins de financement des pays vulnérables.
Il ne s’agit plus de multiplier les annonces, mais de fixer des objectifs précis, des moyens financiers suffisants et des mécanismes de contrôle effectifs. La sortie de la dépendance aux énergies fossiles et la protection des populations face aux conséquences du dérèglement climatique sont des urgences.
L’UNSA défend l’Accord de Paris et condamne l’inaction de l’État français
L’UNSA réaffirme son attachement à l’Accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, tout en le maintenant nettement en dessous de 2 °C. Nous dénonçons le manque d’ambition des COP successives, les compromis insuffisants et surtout l’absence de mesures réellement contraignantes garantissant le respect des engagements pris.
La France ne peut se prévaloir de ses engagements internationaux sans les respecter. Dans l’Affaire du Siècle, le tribunal administratif de Paris a reconnu, en 2021, les carences fautives de l’État dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’a condamné à réparer le préjudice écologique. Dans l’affaire de Grande-Synthe, le Conseil d’État a également exigé des mesures pour respecter les objectifs de réduction des émissions.
Des engagements, des obligations et des actes !
La COP17 a mis en évidence le retard pris dans la protection de la biodiversité. La COP31 devra démontrer que les États sont enfin capables de transformer leurs engagements climatiques en actions concrètes. Nous dénonçons le manque d’ambition des COP successives depuis 2015, les reculs observés dans les négociations et l’absence de mesures suffisamment contraignantes pour garantir le respect des objectifs. L’urgence écologique ne peut plus être sacrifiée aux intérêts économiques de court terme et aux compromis diplomatiques qui repoussent sans cesse les décisions indispensables.

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