Une étude de l’INSEE le confirme : en 2012, la rémunération moyenne nette de prélèvements des fonctionnaires de l’État était en baisse: -0,8% par rapport à 2011. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée!

Les statistiques sont toujours recueillies et traitées en prenant «un certain temps». C’est donc le numéro 1509 d’INSEE Première (juillet 2014) qui établissait que les rémunérations des fonctionnaires de l’État avaient connu une baisse de 0,8% en euros constants.

En euros constants, cela veut dire que l’on tient compte de la hausse des prix (non compensée en raison du gel de la valeur du point d’indice), de l’évolution des prélèvements (hausse progressive — déjà évoquée ici — des cotisations pour pension civile) et des progressions individuelles de carrière (avancements d’échelon par exemple) qui ne permettent plus de masquer le recul global du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Si l’on veut y voir de plus près, on peut regarder ce tableau :

Ce tableau comporte des lignes en gras (têtes de chapitre) et, pour les rémunérations, des éléments de détail en maigre (rémunération indiciaire, indemnité de résidence et SFT, régimes indemnitaires et rémunérations annexes) :

Comme on le sait, la situation ne se sera pas améliorée en 2013 et 2014… et, ce qui n’arrange rien, le projet de «budget triennal» entérine le gel de la valeur du point jusqu’en 2017.

Avec l’UNSA Fonction publique, qui a également rappelé en juillet qu’en matière d’emploi aussi c’était «ceinture pour les fonctionnaires», nous aurons l’occasion d’insister avec force auprès du gouvernement (et notamment de la ministre de la Fonction publique, que dans l’intitulé des négociations «PPCR» qui doivent s’ouvrir, le «R» correspond bien à «rémunérations».


INSEE Première, numéro 1509 (juillet 2014) sur le site de l’INSEE.