1er mai : une attaque inacceptable

Si le gouvernement renonce à convoquer la commission mixte paritaire pour étudier un projet de loi visant à permettre aux salarié.es de travailler le 1er mai, les organisations syndicales, dont l'UNSA, continuent à s'opposer au projet porté par le président du groupe "ensemble pour la République", Gabriel Attal. Un courrier intersyndical avait été envoyé en début de semaine au premier ministre, signé par les dirigeant.es des organisations syndicales françaises, pour dénoncer le passage en force des promoteurs du texte.

Cette loi vise à élargir très largement les dérogations permettant de travailler le 1er mai à de nombreux secteurs et à de grandes entreprises, au détriment des salarié·es et des petits commerces de proximité. Elle concernerait bien au-delà des boulangeries et fleuristes, l’ensemble du secteur de l’alimentaire, la restauration, certaines industries, les jardineries, animaleries … Elle banalise le travail le 1er mai. Et le « volontariat » invoqué par le gouvernement est illusoire.

Il s’agit d’une remise en cause brutale d’une conquête sociale historique.  

Communiqué de presse de l’UNSA :

Le 10 avril, un projet de loi visant à remettre en cause le caractère chômé et payé du 1er mai était discuté à l’assemblée nationale. Il s’agit d’une attaque inacceptable contre un acquis social fondamental. L’UNSA appelle les députés à rejeter cette proposition de loi.

Sous couvert de simplification, ce texte constitue en réalité une première tentative de détricotage du 1er mai, journée symbolique des luttes sociales et des droits des travailleurs. Remettre en cause ce principe, même partiellement, ouvrirait la porte à de nouvelles atteintes aux droits collectifs.

L’UNSA, avec l’intersyndicale, a déjà, à deux reprises, alerté les pouvoirs publics sur les dangers que cette proposition de loi fait peser sur le 1er mai et, plus largement, sur l’ensemble des garanties sociales attachées au droit du travail.
L’UNSA appelle donc solennellement les députés à rejeter avec force cette proposition de loi et à préserver le caractère chômé et payé du 1er mai, symbole de solidarité, de progrès social et de respect des travailleurs.

Laurent Escure
Secrétaire général de l’UNSA

Article sur le site de l’UNSA : https://www.unsa.org/1er-mai-une-attaque-inacceptable.html

Lien vers le courrier signé par les secrétaires générales et généraux des organisations syndicales françaises pour dénoncer le passage en force du gouvernement : https://nuage.unsa.org/index.php/s/C2qwQyGQrNWag56

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