Publié le 23 septembre 2026
Le paysage éducatif se recompose à l’approche des prochaines échéances politiques, on voit apparaître de nouveaux collectifs, mouvements et appels qui entendent peser sur le débat éducatif. Leur point commun est souvent de se présenter sous des intitulés très consensuels, parfois presque institutionnels, qui peuvent donner l’impression d’initiatives officielles, représentatives ou largement reconnues alors qu’il s’agit de démarches privées.
Ce point mérite une vigilance particulière, précisément parce que leurs noms mobilisent des causes difficilement contestables en elles-mêmes et peuvent donner d’emblée une forme de légitimité à des structures pourtant récentes.
Publié le 13 septembre 2026
À l’heure où le coût de la rentrée atteint des niveaux records, les CROUS constituent un pilier essentiel du service public étudiant. Ils ne proposent pas seulement des logements et des repas à tarifs sociaux : ils rendent concrètement possible l’accès aux études pour des milliers de jeunes éloignés de leur famille ou issus de milieux modestes. Pourtant, leur place peut être fragilisée par les politiques de réduction de la dépense publique, la recherche de rentabilité et la tentation de confier davantage de missions à des opérateurs privés. Le service public des œuvres universitaires doit être renforcé et financé durablement.
Publié le 13 septembre 2026
Adopté par le Sénat le 4 juin 2026, mais devant encore être examiné par l'Assemblée nationale avant son adoption définitive, un nouveau texte, porté par le ministre Philippe Baptiste vise à transformer l'enseignement supérieur français. Cette "loi Baptiste" comporte plusieurs points qui méritent vigilance et dénonciation comme la légitimité institutionnelle donnée au secteur privé par la régulation elle-même, l'effet cumulé de la déconcentration territoriale et du pilotage par la performance sur l'équité entre établissements, et l'impact réel des frais différenciés sur l'attractivité internationale de la France. Plus largement, elle ne peut être dissociée de la question du financement structurel des universités, mise en lumière par les Assises de 2026 : pour l'UNSA Éducation, la réponse au sous-financement chronique des établissements ne peut passer par un transfert de charge vers les usagers, mais impose un réinvestissement public massif et pérenne.