CHS CTA DIJON 1er février 2021

Le CHSCT-ACADÉMIQUE s’est tenu le lundi 1er février. Point sur la crise sanitaire, finalisation et mise au vote du Programme annuel de prévention des risques professionnels 2020-2021 et du Programme de formation en santé-sécurité pour l’académie de Dijon 2020-2021, sont les principaux points abordés lors de la séance.


Représentants de l’administration :

Sandrine BENYAHIA, SGA Cédric PETITJEAN, DRH Magali CAPRON, Inspectrice SST
Aurélie GERIN BERTHIER, DIRH Michel PERON, Conseiller de prévention académique Dr Nathalie HARDUIN, médecin de prévention
Dr Geneviève JEANNIN, médecin de prévention Dr Vincent NAUDIN, médecin de prévention  

Représentants des personnels :

Christine BIDAULT, FSU Aurélie GAGNIER BOIVIN, FSU Barbara HAIGRON, FSU
Bénédicte HENRIOT, SGEN-CFDT Sophie PREIONI, SGEN-CFDT Yvain MELET, UNSA EDUCATION
Emilie CHARLOT, UNSA EDUCATION Sylvain POUPON, FNEC-FP-FO  

1 – Point sur la crise sanitaire

A) Distorsion dans les données statistiques :

Problème récurrent de dissonance dans la communication des données chiffrées relative aux cas de contaminations / élèves entre Santé Publique France et l’Education Nationale. Il y a un écart vraiment significatif et nous demandons pourquoi ?

Réponse de l’administration : Madame la secrétaire générale n’apprécie pas cette question pour laquelle, nous dit-elle, nous avons déjà reçu des réponses. Les chiffres en légère hausse communiqués par l’Education Nationale (pour voir notre tableau récapitulatif, cliquer ICI) sont le résultat du contact tracing établi selon les modalités définies par l’ARS et sont le reflet des remontées des écoles et des établissements. Il n’y a pas lieu de les mettre en doute.


B) Cas contacts :

Nous avons constaté à de multiples reprises que lors du contact tracing après des cas de contaminations dans des écoles ou des établissements, des enseignants et des élèves ont pu être considérés comme cas contacts par l’assurance maladie et le contraire par le pôle santé de l’Éducation Nationale. La communication à ce sujet est insuffisante et le risque est grand de contribuer à l’augmentation du sentiment de défiance chez les enseignants et les parents.

Réponse de l’administration : « Ce n’est pas une science exacte, il s’agit d’une analyse très fine, c’est au cas par cas, situation par situation, il existe un protocole qui a été défini en lien avec l’ARS. Ce protocole a été communiqué aux chefs d’établissements et aux directeurs d’école. La communication à l’ensemble des personnels de ce protocole ne relève pas du CHSCT académique » bref, beaucoup de confusion. Malgré tout, Madame la secrétaire générale dit admettre que tout cela puisse prêter à confusion et générer scepticisme et incompréhension. Elle prévoit d’en parler aux 4 départements afin de mettre en place davantage de cohérence.
 

L’Unsa-Education a proposé un avis voté à l’unanimité à ce sujet au nom de tous les représentants du Chsct-ACADÉMIQUE :

Avis 1 : Les représentants du CHSCT de l’académie de Dijon, constatant que des agents ou élèves sont considérés comme cas contacts pour l’Assurance maladie et ne le sont pas pour le service médical Education Nationale demandent qu’une définition commune du cas contact entre la CPAM et la cellule médicale Éducation Nationale soit établie et communiquée à tous les agents de l’académie de Dijon de manière claire et transparente.


C) Informations sur la campagne de dépistage de tests antigéniques « centres de tests » et « équipes mobiles » :

Pour rappel, des centres de test antigéniques sont proposés au enseignants qui le souhaitent sur prise de rendez-vous dans des établissements du second degré et depuis l’arrivée des variants, l’organisation a évolué avec la mise en place d’équipes mobiles qui interviennent lorsque 3 cas positifs sur 7 jours / zone de circulation active du virus avérée / doutes de l’ARS sur la présence de variants.

Réponse de l’administration : Depuis le début de la campagne :
– Nombre de sites : 117 sur l’académie ; 38 sites dans la Nièvre, 28 en Saône-et-Loire, 29 sites dans l’Yonne et 22 sites en Côte d’Or.
– Nombre de tests à partir de fin novembre : 1 698 sur l’académie ; 395 tests dans la Nièvre, 918 tests en Saône-et-Loire, 255 dans l’Yonne et 130 en Côte d’Or.
– 113 infirmières volontaires pour cette campagne dans l’ensemble de l’académie.
– Nombre total de tests positifs : 5 sur l’académie : 0 dans la Nièvre, 4 en Saône-et-Loire, 0 dans l’Yonne, 1 en Côte d’Or.

Des résultats qui ne font malheureusement pas la différence entre les tests réalisés lors des interventions des équipes mobiles et les tests réalisés sur rendez-vous dans les établissements, ce qui empêche de comprendre réellement la portée des ces actions. Par ailleurs, les résultats communiqués posent question. En effet, on nous apprend qu’un unique test se révèle positif en Côte d’Or…


D) Communication de données chiffrées :

L’Unsa Education 21 a demandé très explicitement à l’intention des représentants CHSCT-ACADÉMIQUE la communication régulière de statistiques et d’informations au sujet des tests antigéniques au sujet de l’activité des équipes mobiles de dépistages et des centres de dépistages dans les établissements choisis (établissements, nombre de tests effectués, résultats des tests).

Réponse de l’administration : Malheureusement, on nous oppose un refus catégorique . Ils n’en voient pas l’intérêt et estiment que les services du rectorat ont autre chose à faire… « Notre mission est d’assurer le service public de l’Éducation. L’ensemble des personnels sont mobilisés dans la totalité de leur tâche. Je ne demanderai pas une charge supplémentaire à mes services. »

Par ailleurs, l’Unsa-education 21 se demande quel est l’intérêt de ces tests antigéniques face à toute l’organisation existante dans les pharmacies permettant à tout un chacun de se faire tester gratuitement en 30 minutes et des labos privés capables de rendre un résultat de test PCR en 24 heures. Ces tests peuvent en effet apparaître comme une concurrence inutile et coûteuse en moyens matériels et humains.

Réponse de l’administration : Cette campagne a été imaginée à un moment (mois de novembre) où les résultats des tests PCR mettaient quelquefois 4 jours et où les tests antigéniques faisaient leur apparition dans les labos et les pharmacies. Le problème est que 2 mois plus tard, les pharmacies et les labos ont passé la vitesse supérieure et que la lourdeur administrative de l’Education Nationale rend le dispositif imaginé initialement dans les centres de prélèvements quasi obsolète voir redondant avec ce qui existe par ailleurs.


E) Les masques :

La nouvelle dotation en cours de 6 masques en tissus lavables 50 fois ne fait pas l’unanimité…loin de là. Les collègues les ayant reçus dans certains collèges sont mécontents en raison de leur manque de respirabilité et de leur taille inadaptée car trop petits. Une fois de plus, « l’arlésienne » des masques reprend son cours. Comment en est-on arrivé là ?

Réponse de l’administration : Ces masques font l’objet de marchés publics pour tous les ministères. Il s’agit de campagnes d’achats relevant d’une vaste commande publique. La secrétaire générale veut bien comprendre qu’il est compliqué de faire classe avec un masque mais souhaiterait que les plaintes récurrentes se renouvellent sans cesse.

L’Unsa-Education est surprise de voir que ce dossier continue d’apporter les mêmes problématiques qui relèvent des mêmes dysfonctionnements. Notre employeur semble découvrir que les enseignants utilisent leur voix pour exercer leur profession toute la journée et qu’un masque inadaptée à cette réalité conduit inévitablement au même résultat : la dotation est achetée sur les deniers propres de l’agent qui de fait financer sa protection alors que c’est à l’employeur de la prévoir et de la financer.. Encore faut-il que cette dotation soit utilisable.
 

1 avis commun lu et voté à l’unanimité :

Avis 2 : Le CHSCT A constate que les masques Noyoco distribués ne semblent toujours pas adaptés ni à la morphologie ni à l’activité des agents. Le CHSCT alerte sur leur manque de respirabilité. Quelle évaluation a mis en place le Ministère de l’Education nationale pour s’assurer comme l’indique la notice d’utilisation de l’adéquation du masque avec les caractéristiques du milieu d’usage et des conditions d’emploi ?

 


F) Médecine du travail :

L’académie, contrairement à d’autres est selon l’administration bien dotée avec 3 médecins et mais il n’est pas possible de proposer une visite médicale tous les 5 ans aux enseignants comme la loi le permet.

C’est donc malheureusement toujours à chaque enseignant de le demander en raison du manque de moyens humains. L’UNSA Education 21 encourage tous les agents à le faire.

Le CHSCT académique s’est poursuivi par l’étude finale et le vote du programme annuel de prévention académique entamé lors du CHSCT A précédent. A la suite d’un échange relativement constructif entre l’administration et les représentants remontant au CHSCT précédent, les représentants ont pu se faire entendre sur certains points rendant le vote possible de ce document.
 

Vos représentants UNSA-Education 21 au CHSCT académique Dijon

Emilie Charlot – Yvain Melet – Eliana Capsir – Remy Marcan

Le CHSCT-ACADÉMIQUE s’est tenu le lundi 1er février. Point sur la crise sanitaire, finalisation et mise au vote du Programme annuel de prévention des risques professionnels 2020-2021 et du Programme de formation en santé-sécurité pour l’académie de Dijon 2020-2021, sont les principaux points abordés lors de la séance.


Représentants de l’administration :

Sandrine BENYAHIA, SGA Cédric PETITJEAN, DRH Magali CAPRON, Inspectrice SST
Aurélie GERIN BERTHIER, DIRH Michel PERON, Conseiller de prévention académique Dr Nathalie HARDUIN, médecin de prévention
Dr Geneviève JEANNIN, médecin de prévention Dr Vincent NAUDIN, médecin de prévention  

Représentants des personnels :

Christine BIDAULT, FSU Aurélie GAGNIER BOIVIN, FSU Barbara HAIGRON, FSU
Bénédicte HENRIOT, SGEN-CFDT Sophie PREIONI, SGEN-CFDT Yvain MELET, UNSA EDUCATION
Emilie CHARLOT, UNSA EDUCATION Sylvain POUPON, FNEC-FP-FO  

1 – Point sur la crise sanitaire

A) Distorsion dans les données statistiques :

Problème récurrent de dissonance dans la communication des données chiffrées relative aux cas de contaminations / élèves entre Santé Publique France et l’Education Nationale. Il y a un écart vraiment significatif et nous demandons pourquoi ?

Réponse de l’administration : Madame la secrétaire générale n’apprécie pas cette question pour laquelle, nous dit-elle, nous avons déjà reçu des réponses. Les chiffres en légère hausse communiqués par l’Education Nationale (pour voir notre tableau récapitulatif, cliquer ICI) sont le résultat du contact tracing établi selon les modalités définies par l’ARS et sont le reflet des remontées des écoles et des établissements. Il n’y a pas lieu de les mettre en doute.


B) Cas contacts :

Nous avons constaté à de multiples reprises que lors du contact tracing après des cas de contaminations dans des écoles ou des établissements, des enseignants et des élèves ont pu être considérés comme cas contacts par l’assurance maladie et le contraire par le pôle santé de l’Éducation Nationale. La communication à ce sujet est insuffisante et le risque est grand de contribuer à l’augmentation du sentiment de défiance chez les enseignants et les parents.

Réponse de l’administration : « Ce n’est pas une science exacte, il s’agit d’une analyse très fine, c’est au cas par cas, situation par situation, il existe un protocole qui a été défini en lien avec l’ARS. Ce protocole a été communiqué aux chefs d’établissements et aux directeurs d’école. La communication à l’ensemble des personnels de ce protocole ne relève pas du CHSCT académique » bref, beaucoup de confusion. Malgré tout, Madame la secrétaire générale dit admettre que tout cela puisse prêter à confusion et générer scepticisme et incompréhension. Elle prévoit d’en parler aux 4 départements afin de mettre en place davantage de cohérence.
 

L’Unsa-Education a proposé un avis voté à l’unanimité à ce sujet au nom de tous les représentants du Chsct-ACADÉMIQUE :

Avis 1 : Les représentants du CHSCT de l’académie de Dijon, constatant que des agents ou élèves sont considérés comme cas contacts pour l’Assurance maladie et ne le sont pas pour le service médical Education Nationale demandent qu’une définition commune du cas contact entre la CPAM et la cellule médicale Éducation Nationale soit établie et communiquée à tous les agents de l’académie de Dijon de manière claire et transparente.


C) Informations sur la campagne de dépistage de tests antigéniques « centres de tests » et « équipes mobiles » :

Pour rappel, des centres de test antigéniques sont proposés au enseignants qui le souhaitent sur prise de rendez-vous dans des établissements du second degré et depuis l’arrivée des variants, l’organisation a évolué avec la mise en place d’équipes mobiles qui interviennent lorsque 3 cas positifs sur 7 jours / zone de circulation active du virus avérée / doutes de l’ARS sur la présence de variants.

Réponse de l’administration : Depuis le début de la campagne :
– Nombre de sites : 117 sur l’académie ; 38 sites dans la Nièvre, 28 en Saône-et-Loire, 29 sites dans l’Yonne et 22 sites en Côte d’Or.
– Nombre de tests à partir de fin novembre : 1 698 sur l’académie ; 395 tests dans la Nièvre, 918 tests en Saône-et-Loire, 255 dans l’Yonne et 130 en Côte d’Or.
– 113 infirmières volontaires pour cette campagne dans l’ensemble de l’académie.
– Nombre total de tests positifs : 5 sur l’académie : 0 dans la Nièvre, 4 en Saône-et-Loire, 0 dans l’Yonne, 1 en Côte d’Or.

Des résultats qui ne font malheureusement pas la différence entre les tests réalisés lors des interventions des équipes mobiles et les tests réalisés sur rendez-vous dans les établissements, ce qui empêche de comprendre réellement la portée des ces actions. Par ailleurs, les résultats communiqués posent question. En effet, on nous apprend qu’un unique test se révèle positif en Côte d’Or…


D) Communication de données chiffrées :

L’Unsa Education 21 a demandé très explicitement à l’intention des représentants CHSCT-ACADÉMIQUE la communication régulière de statistiques et d’informations au sujet des tests antigéniques au sujet de l’activité des équipes mobiles de dépistages et des centres de dépistages dans les établissements choisis (établissements, nombre de tests effectués, résultats des tests).

Réponse de l’administration : Malheureusement, on nous oppose un refus catégorique . Ils n’en voient pas l’intérêt et estiment que les services du rectorat ont autre chose à faire… « Notre mission est d’assurer le service public de l’Éducation. L’ensemble des personnels sont mobilisés dans la totalité de leur tâche. Je ne demanderai pas une charge supplémentaire à mes services. »

Par ailleurs, l’Unsa-education 21 se demande quel est l’intérêt de ces tests antigéniques face à toute l’organisation existante dans les pharmacies permettant à tout un chacun de se faire tester gratuitement en 30 minutes et des labos privés capables de rendre un résultat de test PCR en 24 heures. Ces tests peuvent en effet apparaître comme une concurrence inutile et coûteuse en moyens matériels et humains.

Réponse de l’administration : Cette campagne a été imaginée à un moment (mois de novembre) où les résultats des tests PCR mettaient quelquefois 4 jours et où les tests antigéniques faisaient leur apparition dans les labos et les pharmacies. Le problème est que 2 mois plus tard, les pharmacies et les labos ont passé la vitesse supérieure et que la lourdeur administrative de l’Education Nationale rend le dispositif imaginé initialement dans les centres de prélèvements quasi obsolète voir redondant avec ce qui existe par ailleurs.


E) Les masques :

La nouvelle dotation en cours de 6 masques en tissus lavables 50 fois ne fait pas l’unanimité…loin de là. Les collègues les ayant reçus dans certains collèges sont mécontents en raison de leur manque de respirabilité et de leur taille inadaptée car trop petits. Une fois de plus, « l’arlésienne » des masques reprend son cours. Comment en est-on arrivé là ?

Réponse de l’administration : Ces masques font l’objet de marchés publics pour tous les ministères. Il s’agit de campagnes d’achats relevant d’une vaste commande publique. La secrétaire générale veut bien comprendre qu’il est compliqué de faire classe avec un masque mais souhaiterait que les plaintes récurrentes se renouvellent sans cesse.

L’Unsa-Education est surprise de voir que ce dossier continue d’apporter les mêmes problématiques qui relèvent des mêmes dysfonctionnements. Notre employeur semble découvrir que les enseignants utilisent leur voix pour exercer leur profession toute la journée et qu’un masque inadaptée à cette réalité conduit inévitablement au même résultat : la dotation est achetée sur les deniers propres de l’agent qui de fait financer sa protection alors que c’est à l’employeur de la prévoir et de la financer.. Encore faut-il que cette dotation soit utilisable.
 

1 avis commun lu et voté à l’unanimité :

Avis 2 : Le CHSCT A constate que les masques Noyoco distribués ne semblent toujours pas adaptés ni à la morphologie ni à l’activité des agents. Le CHSCT alerte sur leur manque de respirabilité. Quelle évaluation a mis en place le Ministère de l’Education nationale pour s’assurer comme l’indique la notice d’utilisation de l’adéquation du masque avec les caractéristiques du milieu d’usage et des conditions d’emploi ?

 


F) Médecine du travail :

L’académie, contrairement à d’autres est selon l’administration bien dotée avec 3 médecins et mais il n’est pas possible de proposer une visite médicale tous les 5 ans aux enseignants comme la loi le permet.

C’est donc malheureusement toujours à chaque enseignant de le demander en raison du manque de moyens humains. L’UNSA Education 21 encourage tous les agents à le faire.

Le CHSCT académique s’est poursuivi par l’étude finale et le vote du programme annuel de prévention académique entamé lors du CHSCT A précédent. A la suite d’un échange relativement constructif entre l’administration et les représentants remontant au CHSCT précédent, les représentants ont pu se faire entendre sur certains points rendant le vote possible de ce document.
 

Vos représentants UNSA-Education 21 au CHSCT académique Dijon

Emilie Charlot – Yvain Melet – Eliana Capsir – Remy Marcan