SNU: l’UNSA alerte le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse

Suite aux annonces en juin dernier, la grande consultation pour la mise en place du service national universel est lancée.

En septembre, lors du conseil d’orientation des politiques de jeunesse, l’UNSA s’est dit satisfaite de voir que les contenus militaires annoncés comme prioritaires dans la campagne présidentielle cèdent le pas à un projet davantage axé sur l’éducation à la citoyenneté. Elle reconnaît à travers ce projet, une initiative visant à réunir la jeunesse de notre pays et favoriser son engagement autour des valeurs de la République et du principe de laïcité.

Pour autant, ce dispositif soulève encore de nombreuses interrogations. Et en premier lieu, celle de la pertinence de mettre en place dans un temps réduit un dispositif couteux et répondant aux mêmes missions qui sont assignées à l’Education nationale et au secteur de l’éducation populaire.
 

En effet, si l’UNSA ne peut que partager les ambitions affichées, elle considère que c’est bien à notre système éducatif de les porter, de les faire vivre ainsi que d’être en mesure d’évoluer pour y répondre davantage.
En accueillant 12 millions de jeunes, l’École Républicaine doit rester le premier lieu de socialisation, de brassage social et d’apprentissage de la citoyenneté. À travers le parcours citoyen, une politique volontariste en matière de mixité sociale et scolaire, elle devrait être aussi le principal levier pour « faire émerger une démocratie plus unie ».

 

Néanmoins, avec un lancement programmé dès 2019, l’UNSA prendra part aux discussions afin de défendre et porter les intérêts de tous les personnels qui seront chargés de mettre en oeuvre ce projet du gouvernement qui a vocation à développer le vivre ensemble et les valeurs de la République.


Aussi, notre Union demande à ce que soient rapidement clarifiés ce que recouvre le caractère obligatoire, ainsi que les conditions d’internats prévus pour ce service national universel.

L’UNSA demande également à ce que :

Le travail d’organisation pédagogique et d’ingénierie soit confié à des professionnels dont c’est le métier.
Les changements à venir avec CAP 2022 sont l’opportunité de mobiliser les Conseillers d’Education Populaire et de Jeunesse, dont les missions statutaires sont des missions techniques et pédagogiques dans le champ de la Jeunesse et de l’Education Populaire : « Assurent des missions de formation, (…) de conseil, d’expérimentation, (…) au service de l’action publique ministérielle ou interministérielle ; Participent, dans le cadre de leurs missions techniques et pédagogiques, à l’évaluation, à l’amélioration de la qualité éducative et à la sécurisation des pratiques éducatives et de formation ».
Le secteur associatif soit associé pour l’encadrement et les infrastructures.
Dans un contexte de diminution des activités périscolaires et de difficultés de remplissage des centres de vacances, les structures d’animation (centres de vacances, associations d’éducation populaire) peuvent trouver dans le SNU une opportunité pour diversifier leurs activités, d’autant que les objectifs annoncés pour le SNU (citoyenneté, prévention, valeurs républicaines, brassage social, vivre ensemble) correspondent à leurs valeurs et savoir-faire ; elles pourraient se positionner sur l’accueil, et l’encadrement direct des jeunes. Nous pourrions utilement nous appuyer sur les réseaux territoriaux déjà constitué des personnes formées aux « valeurs républicaines »
Le budget soit à la hauteur des ambitions affichées sans pour autant ponctionner ceux alloués à l’éducation nationale et au champ de la jeunesse et de l’éducation populaire. En effet, l’UNSA sera particulièrement vigilante à ce que la mise en place du SNU ne se fasse pas au détriment des conditions de travail des professionnels.

 

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Pour autant, ce dispositif soulève encore de nombreuses interrogations. Et en premier lieu, celle de la pertinence de mettre en place dans un temps réduit un dispositif couteux et répondant aux mêmes missions qui sont assignées à l’Education nationale et au secteur de l’éducation populaire.
 

En effet, si l’UNSA ne peut que partager les ambitions affichées, elle considère que c’est bien à notre système éducatif de les porter, de les faire vivre ainsi que d’être en mesure d’évoluer pour y répondre davantage.
En accueillant 12 millions de jeunes, l’École Républicaine doit rester le premier lieu de socialisation, de brassage social et d’apprentissage de la citoyenneté. À travers le parcours citoyen, une politique volontariste en matière de mixité sociale et scolaire, elle devrait être aussi le principal levier pour « faire émerger une démocratie plus unie ».

 

Néanmoins, avec un lancement programmé dès 2019, l’UNSA prendra part aux discussions afin de défendre et porter les intérêts de tous les personnels qui seront chargés de mettre en oeuvre ce projet du gouvernement qui a vocation à développer le vivre ensemble et les valeurs de la République.


Aussi, notre Union demande à ce que soient rapidement clarifiés ce que recouvre le caractère obligatoire, ainsi que les conditions d’internats prévus pour ce service national universel.

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Le travail d’organisation pédagogique et d’ingénierie soit confié à des professionnels dont c’est le métier.
Les changements à venir avec CAP 2022 sont l’opportunité de mobiliser les Conseillers d’Education Populaire et de Jeunesse, dont les missions statutaires sont des missions techniques et pédagogiques dans le champ de la Jeunesse et de l’Education Populaire : « Assurent des missions de formation, (…) de conseil, d’expérimentation, (…) au service de l’action publique ministérielle ou interministérielle ; Participent, dans le cadre de leurs missions techniques et pédagogiques, à l’évaluation, à l’amélioration de la qualité éducative et à la sécurisation des pratiques éducatives et de formation ».
Le secteur associatif soit associé pour l’encadrement et les infrastructures.
Dans un contexte de diminution des activités périscolaires et de difficultés de remplissage des centres de vacances, les structures d’animation (centres de vacances, associations d’éducation populaire) peuvent trouver dans le SNU une opportunité pour diversifier leurs activités, d’autant que les objectifs annoncés pour le SNU (citoyenneté, prévention, valeurs républicaines, brassage social, vivre ensemble) correspondent à leurs valeurs et savoir-faire ; elles pourraient se positionner sur l’accueil, et l’encadrement direct des jeunes. Nous pourrions utilement nous appuyer sur les réseaux territoriaux déjà constitué des personnes formées aux « valeurs républicaines »
Le budget soit à la hauteur des ambitions affichées sans pour autant ponctionner ceux alloués à l’éducation nationale et au champ de la jeunesse et de l’éducation populaire. En effet, l’UNSA sera particulièrement vigilante à ce que la mise en place du SNU ne se fasse pas au détriment des conditions de travail des professionnels.

 

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