Les 7 et 8 novembre 2013, c’est la rentrée d’automne du Comité syndical consultatif de l’OCDE, TUAC (en anglais). Le moment phare sera « la présentation des premiers résultats de l’étude PIAAC –le PISA des adultes- qui vise à évaluer les compétences des adultes de 16 à 65 ans dans 24 pays de l’OCDE.

L’UNSA Éducation sera présente et conjuguera parité et parole fédérale pour intervenir lors des débats autour de deux principaux points de l’ordre du jour puisque de nombreux termes et propos interrogent notre sensibilité syndicale.

Concrètement, certains ne semblent ni correspondre à la définition habituellement usitée ni au cadre très spécifique de l’enseignement français et encore moins aux valeurs auxquelles l’UNSA Éducation est attachée et pour lesquelles elle agit concrètement.

Concernant l’étude PIAAC, il sera important d’obtenir un éclairage sur la façon dont sont évaluées les « composantes non cognitives » des compétences visées par l’enquête.

Il sera par ailleurs, intéressant de connaître la composition de l’échantillon national puisque 5000 personnes âgées de 16 à 65 ans ont été consultées en ligne à leur domicile. En effet, concernant la France, les résultats ne sont pas glorieux mais comment les répondants ont-ils été identifiés, localisés, choisis particulièrement pour la population des 16-25 ans de notre pays. L’échantillon a-t-il été construit pour partie avec les 10 % des jeunes sortants du système scolaire sans diplôme et ceux qui sont en contrat d’apprentissage ou appartiennent-ils à la population active ?

A propos des résultats de PIAAC, nous savons qu’ils seront à la disposition de tous ceux qui ont un intérêt à les étudier et fort heureusement de tous ceux qui souhaitent évaluer leurs besoins en formation ou souhaitent réintégrer le milieu éducatif ou de formation. Cela étant, comment les personnes désireuses de réaliser ce positionnement ou cette réintégration pourront elle y accéder ?

Toujours à propos des résultats de l’enquête PIAAC mais cette fois présentés aux ministres de l’éducation réunis de façon informelle le 3 octobre dernier à Istanbul, l’UNSA Éducation sera très attentive aux commentaires de l’OCDE car les conclusions ont tant séduit les ministres qu’ils souhaitent que l’OCDE coopère avec leurs pays pour analyser les implications de l’enquête en termes de pratiques et de politiques publiques.

Par ailleurs, fait intéressant les ministres s’accordent à penser qu’il est essentiel d’associer à ce processus une grande diversité d’acteurs non gouvernementaux allant des employeurs aux associations de professionnels et d’industriels en passant par les établissements d’enseignement, les syndicats et les individus eux-mêmes.

Enfin, il sera important de noter les arguments que l’OCDE développera ce 7 novembre car si certains titres repérés peuvent rassurer le lecteur d’autres apparentés aux politiques qui prônent l’employabilité des individus et l’ adaptation aux conditions du marché y figurent également.

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