Déclaration liminaire du 9 mars : Clarifier, donner les moyens, anticiper.

Clarifier, donner les moyens, anticiper.

C’est aujourd’hui le premier CTM JS en configuration HSCT, si nous nous félicitons de ne pas avoir fusionné les CHSCT MEN et JS, nous regrettons l’absence d’un CHSCT ministériel JS qui compte tenu de la diversité des publics et des missions, mais également de la crise sanitaire et de la restructuration des services aurait été plus que bienvenu.
Ce CTM JS en configuration HSCT nous permettra nous l’espérons d’être au plus près des préoccupations des collègues dans les services et dans les établissements JS.
Concernant le rapprochement de jeunesse et sports avec l’éducation nationale, plusieurs points d’attention :
Il ne doit pas être demandé à des agents ayant rejoint les services académiques de déménager avant le reste de leur communauté de travail.
Les collègues des CREPS et établissements jeunesse et sports doivent se voir proposer les garanties du protocole RH signé en mars 2020 et les mêmes possibilités de choix de position administrative que leurs collègues des services déconcentrés.
Il y a encore de nombreux problèmes dont la majorité sont dus au fait d’une méconnaissance du secteur jeunesse et sports par les services académiques que les GT sur les règlements intérieurs aurait dû permettre d’éviter il est nécessaire de mettre ces GT en place le plus rapidement possible 
De même des travaux d’harmonisation sont nécessaires car des agents d’un même service DRAJES mais dans des académies différentes se voient proposer des conditions différentes (RI, action sociale, etc.)
Les agents doivent être respectés et notamment face au fonctionnement et à l’attitude de l’agence nationale du sport. Faire partie de l’agence nationale du sport ne permet pas de s’exonérer des règles élémentaires de politesse et de savoir vivre.
Les initiatives concernant les ressources humaines doivent venir de la DGRH avec le soutien des directions métiers et pas l’inverse. Le mauvais exemple de l’école des cadres doit être abandonné ou alors repris au départ sur ce principe.
L’UNSA Education a demandé au ministère en ce qui concerne la crise sanitaire de clarifier, de donner les moyens et d’anticiper.
Clarifier : Le monde sportif et de la jeunesse est sous tension. Les agents comme les bénévoles du monde associatif qui sont parmi nos interlocuteurs, ont besoin de directives simples et claires pour que les usagers, utilisateurs, pratiquants, ne se retrouvent pas confrontés à des situations ambigües ou à des responsabilités déportées.
Donner les moyens : La crise sanitaire qui impacte les méthodes, les espaces de travail et les relations humaines nécessite une adaptation rapide de l’administration pour ne pas mettre en danger la santé physique et psychologique de ses agents.
Des propositions avaient été faites auprès des ministères sociaux parmi lesquelles :
formation des personnels et surtout des managers dans la compréhension des outils et méthodes de télétravail et travail à distance ;
-campagne de sensibilisation sur le droit à la déconnexion ;
-prise en compte des impacts psychosociaux de la réforme et de la crise sanitaire notamment sur les privations de liberté de circulation, le manque de relations humaines, la réduction des possibilités d’activité physique et sportive nécessaire à l’épanouissement et à la santé ;
aide financière aux agents sous la forme, par exemple, d’un chèque installation, pour aménager un espace de travail ergonomique ;
maintien du déplafonnement du CET puisque la crise sanitaire perdure avec possibilité de monétiser une partie de ces jours ;
Enfin anticiper : Une concertation rapide et efficace avec les acteurs de terrain, à partir de scenarii possibles, est nécessaire pour anticiper l’application des mesures et indispensable à l’acceptation des contraintes. Cela ne doit pas empêcher des adaptations locales au regard de la réalité vécue, un scenario n’étant qu’une réalité virtuelle qui doit dans ce contexte s’adapter à la réalité de l’efficacité et de la pertinence de la consigne donnée.

Intervention de David DURAND pour l’UNSA Education