Affirmer les valeurs démocratiques et humanistes de l’Europe face à la Hongrie

La Hongrie n’en finit plus avec les agissements qui s’opposent à toutes les valeurs fondatrices de l’Union européenne. Ce pays, pourtant terre de tradition musicale, a ainsi décidé la semaine dernière d’annuler les représentations de l’opéra « Billy Elliot » tiré du film au prétexte que cela risquait de transformer les jeunes garçons en homosexuels !

Une démocratie « illibérale » n’est plus une démocratie

Une telle décision est loin d’être une exception : chaque semaine, de nouvelles infos inquiétantes en provenance de la Hongrie nous parviennent. Le pays dirigé d’une main de fer par Viktor Orban franchit chaque instant un peu plus la ligne rouge qui différencie une démocratie d’une dictature : on assiste à une vaste campagne homophobe et xénophobe depuis quelques semaines, à laquelle s’ajoute une campagne antisémite relayée par des médias acquis à la cause du pouvoir. Il faut dire que depuis quelques années, la presse est muselée et la liberté d’expression n’est plus évidente. Dans de nombreux domaines, le gouvernement hongrois prend des chemins totalement opposés aux valeurs démocratiques et humanistes du Vieux Continent : le système constitutionnel donne de plus en plus de pouvoirs au gouvernement, la justice n’est plus réellement indépendante, la corruption est généralisée, les associations et les syndicats qui défendent les droits fondamentaux sont sans cesse attaqués. Viktor Orban souhaite jeter les bases de ce qu’il nomme lui-même une démocratie « illibérale », c’est-à-dire d’un régime rejetant toutes les valeurs occidentales en lien avec la liberté.

Le déclenchement d’une procédure au Parlement européen

Jusqu’à présent, les institutions européennes avaient peu agi contre la Hongrie, en dépit des nombreux accrocs aux conditions d’appartenance à l’Union européenne. Pire ! Certains en France, comme des cadres du parti Les Républicains ou bien encore l’ancien ambassadeur français à Budapest, vantent les mérites de cette nouvelle Hongrie, pourtant très éloignée des valeurs humanistes sur lesquelles l’Europe a été fondée après la Seconde Guerre mondiale. Mais fort heureusement, la semaine dernière, le Parlement européen a décidé d’agir : voulant défendre à la fois les droits des citoyen.ne.s en Hongrie et les valeurs de l’UE, le parlement à sa majorité a adopté une résolution visant au déclenchement d’une procédure contre la Hongrie. Face à une violation évidente et grave des valeurs européennes, le traité de l’UE peut en effet entraîner des sanctions : l’article 7 prévoit un ensemble de mesures coercitives contre un pays membre s’il ne respecte plus les libertés premières. Il faut maintenant que cette mesure soit définitivement adoptée par les institutions européennes, ce qui ne sera pas évident. Mais cela constitue un véritable test quant à la capacité de l’UE et des États membres à défendre les valeurs fondatrices.

L’UNSA Éducation attachée aux valeurs de l’Europe

L’UNSA Éducation rappelle son attachement aux idées démocratiques et humanistes. Le projet politique européen doit établir les fondements d’une union entre les peuples du continent car il est porteur d’espoir et d’émancipation pour toutes et tous. En tentant de faire face à la détérioration de l’état de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux en Hongrie, le Parlement européen fait honneur aux valeurs fondamentales que nous défendons. Espérons maintenant que la procédure ira à son terme car le maintien du projet européen est à ce prix.

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Une démocratie « illibérale » n’est plus une démocratie

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Jusqu’à présent, les institutions européennes avaient peu agi contre la Hongrie, en dépit des nombreux accrocs aux conditions d’appartenance à l’Union européenne. Pire ! Certains en France, comme des cadres du parti Les Républicains ou bien encore l’ancien ambassadeur français à Budapest, vantent les mérites de cette nouvelle Hongrie, pourtant très éloignée des valeurs humanistes sur lesquelles l’Europe a été fondée après la Seconde Guerre mondiale. Mais fort heureusement, la semaine dernière, le Parlement européen a décidé d’agir : voulant défendre à la fois les droits des citoyen.ne.s en Hongrie et les valeurs de l’UE, le parlement à sa majorité a adopté une résolution visant au déclenchement d’une procédure contre la Hongrie. Face à une violation évidente et grave des valeurs européennes, le traité de l’UE peut en effet entraîner des sanctions : l’article 7 prévoit un ensemble de mesures coercitives contre un pays membre s’il ne respecte plus les libertés premières. Il faut maintenant que cette mesure soit définitivement adoptée par les institutions européennes, ce qui ne sera pas évident. Mais cela constitue un véritable test quant à la capacité de l’UE et des États membres à défendre les valeurs fondatrices.

L’UNSA Éducation attachée aux valeurs de l’Europe

L’UNSA Éducation rappelle son attachement aux idées démocratiques et humanistes. Le projet politique européen doit établir les fondements d’une union entre les peuples du continent car il est porteur d’espoir et d’émancipation pour toutes et tous. En tentant de faire face à la détérioration de l’état de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux en Hongrie, le Parlement européen fait honneur aux valeurs fondamentales que nous défendons. Espérons maintenant que la procédure ira à son terme car le maintien du projet européen est à ce prix.