[Dijon] Mouvement lycéen : des conditions de travail dégradées à prendre en compte. Amiante : du mieux mais encore beaucoup à faire
Mouvement lycéen : l’alerte est donnée, les réponses se font attendre
Dans une déclaration préalable nous avons alerté la Rectrice sur la dégradation brutale des conditions de travail dans les lycées de l’académie, alors touchés par de récentes violences. Nous avons dénoncé des consignes ministérielles « déconnectées de la réalité », notamment l’obligation d’improviser des débats en banalisant les cours, une injonction qui a surchargé des équipes pédagogiques, de direction et de vie scolaire déjà épuisées. Les personnels sociaux et de santé, en première ligne pour absorber la détresse psychologique des élèves via des cellules d’écoute, frôlent la rupture professionnelle. Face à ce manque structurel de moyens, nous avons rappelé l’obligation légale de l’employeur de protéger la santé de ses agents. Nous avons ainsi demandé solennellement à l’académie des mesures d’urgence :
1. Quelles moyens seront déployés pour protéger la sécurité et la santé physique et mentale de l’ensemble des agents ?
2. Comment l’académie compte-t-elle soutenir les personnels de direction qui font le choix pragmatique de ne pas bouleverser leur fin de semaine pour appliquer des consignes ministérielles précipitées ?
3. Quelles mesures d’accompagnement et de compensation (indemnités, temps de récupération) seront attribuées en urgence aux personnels psycho-santé-sociaux mobilisées sur les cellules d’écoute ?
4. Quels renforts RH immédiats comptez-vous déployer auprès des équipes de vie scolaire et de direction particulièrement exposées ?
Il nous a été répondu :
– que notre employeur réfléchissait comment agir sur les 4 problématiques que nous avons avancé,
– que le rectorat n’avait pas connaissance de la mise en place de cellules d’écoute dans les départements,
– qu’un soutien moral et des conseils sont apportés par les dasen aux chefs d’établissement,
– qu’aucun moyen particulier supplémentaire n’est prévu, mais qu’une réflexion est en cours sur les moyens de remplacements.
Face à l’épuisement de nos équipes et à la gravité de la situation sur le terrain, les réponses de notre administration restent désespérément floues et déconnectées. Entendre que le rectorat « réfléchit » ou qu’il « ignore » la mise en place de cellules d’écoute pourtant indispensables est un signal alarmant du fossé qui se creuse entre l’institution et le quotidien des personnels. Le soutien moral ne suffit plus lorsque les équipes frôlent la rupture professionnelle et que la sécurité, tant physique que mentale, est en jeu.
L’Unsa-Éducation ne se satisfera pas de promesses de « réflexions en cours ». L’employeur a une obligation légale de protection de ses agents.
Ne restez pas isolés, agissez avec nous :
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Saisissez le registre SST (Santé et Sécurité au Travail) : Chaque signalement, chaque fiche RSST rédigée est une preuve légale qui oblige l’administration à réagir et à tracer la dégradation de vos conditions de travail.
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Alertez vos représentants UNSA : Contactez-nous dès maintenant pour nous faire remonter la réalité de votre établissement et obtenir notre soutien dans vos démarches.
dijon@unsa-education.org
Nous resterons vigilants et mobilisés à vos côtés pour que l’urgence de vos conditions de travail devienne enfin la priorité de cette académie.
Dossier Amiante : des avancées, mais encore beaucoup à faire
Le rectorat nous a dit qu’il n’avait d’information sur une documentation complète sur l’amiante qui doit être communiquée par notre ministère à chaque agent. Il serait pourtant bien temps…
Au niveau de l’académie, nous avons exprimé notre satisfaction concernant la nomination d’un référent académique amiante, chargé de piloter le suivi et la mise à jour des dossiers Techniques Amiante (DTA), et du volume important de réponses obtenues, couvrant plus de 93 % des établissements .
Nous avons rappelé notre besoin d’obtenir une vision précise de la situation dans notre académie, car de nombreuses questions cruciales restent en suspens :
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Dossier Technique Amiante : Quels sont les établissements qui n’ont pas de DTA ou dont le DTA n’est pas à jour ? Quelles actions l’employeur met-il en place pour y remédier ?
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Travaux : Quels établissements nécessitent une nouvelle organisation du travail ou des travaux à long terme ?
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DUERP : Dans quels établissements les risques liés à l’amiante ne sont-ils toujours pas évalués dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) ?
Les revendications et l’avis voté
Face à ces constats, nous avons formulé trois exigences claires : la communication d’un répertoire des établissements selon leur situation (DTA manquant, non à jour, ou risques évalués), l’évaluation systématique du risque amiante dans chaque DUERP (avec l’appui des assistants de prévention), et l’inscription d’un point sur l’amiante à l’ordre du jour des prochaines formations spécialisées.
Un avis a été mis au vote exigeant la communication aux agents des risques ainsi qu’une cartographie précise des DTA. Cet avis a été voté à l’unanimité.
Un suivi inégal selon les types d’établissements
L’administration s’est engagée à fournir les données sur la présence ou l’absence de DTA et l’intégration dans le DUERP. Elle s’est montrée confiante pour les lycées grâce à une plateforme de dépôt dédiée, et a indiqué que le lien était en cours avec les différents Conseils Départementaux pour les collèges.
La situation s’annonce en revanche beaucoup plus complexe pour les écoles. L’administration a reconnu une multitude d’interlocuteurs et le fait que certains maires ne connaissent pas la réglementation liée à l’amiante. Un travail de liaison devra donc être mené avec les IEN et tout le réseau SST de l’académie (APC, etc.). En conclusion, le principe de nos demandes a été validé, tout en précisant que l’outil académique restait à développer et que l’administration répondrait « en temps et en heure ».
La nomination de ce référent est un premier pas, mais la sécurité au quotidien exige une transparence totale. Le risque amiante ne doit plus être un sujet tabou ou une source d’inquiétude invisible dans nos établissements.
L’Unsa-Éducation vous invite à devenir acteurs de votre propre sécurité. Ne restez pas dans le doute et contactez-nous dès maintenant pour savoir comment agir concrètement :
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Exiger l’accès au DTA : Nous vous guidons dans les démarches pour obtenir et consulter le Dossier Technique Amiante de votre établissement, un document auquel chaque agent a légalement accès.
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Évaluer la maîtrise du risque : Nous vous aidons à décrypter les rapports pour savoir si le risque est réellement maîtrisé ou si des travaux sont requis.
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Déclencher les alertes nécessaires : En cas de doute sur la présence de matériaux dégradés, nous vous accompagnons pour saisir le registre SST et interpeller le nouveau référent académique.
Votre santé n’est pas négociable. Contactez-nous pour obtenir les outils et faire valoir vos droits.
dijon@unsa-education.org
