[Enseignants 2D] Congé de formation professionnelle dans l’académie de Bordeaux : un dispositif toujours sous tension

Le rectorat de Bordeaux a communiqué les éléments de la campagne 2026-2027 du congé de formation professionnelle (CFP) pour les enseignants du 2nd degré. Si les volumes restent globalement stables, les demandes restent nombreuses et confirment que ce dispositif répond à un besoin fort, en particulier pour les projets de reconversion et de préparation aux concours.

Un contingent stable, mais des demandes toujours soutenues

Pour l’année scolaire 2026-2027, l’académie de Bordeaux maintient un contingent de 40 équivalents Temps Pleins, soit 480 mois de congé de formation professionnelle.
La répartition annoncée reste inchangée dans ses grands équilibres : 85% pour les demandes initiales, 10% pour les prolongations et 5% pour le quota inspecteurs.

Cette stabilité du contingent ne doit pas masquer la réalité du terrain : le nombre de demandes demeure élevé et confirme l’intérêt des collègues pour ce droit à la formation.

Des résultats qui montrent les limites du dispositif

Pour 2026-2027, le rectorat indique 401 dossiers validés.
Parmi eux, 372 demandes initiales ont été acceptées et 29 prolongations accordées, pour un total de 412 mois indemnisés.

Ces chiffres montrent un dispositif qui fonctionne, mais dans un cadre contraint. Ils traduisent aussi la difficulté à répondre favorablement à toutes les demandes, alors même que le CFP constitue un levier essentiel pour construire un parcours professionnel, préparer une évolution de carrière ou engager une reconversion.

Une évolution à suivre sur plusieurs années

L’administration fait également état d’un suivi spécifique des personnels bénéficiaires de l’obligation d’emploi (BOE), avec 9 personnes priorisées au titre des demandes initiales cette année.
Cette attention particulière peut aller dans le bon sens, à condition qu’elle s’inscrive dans une politique durable, lisible et réellement favorable à l’accès à la formation.

L’UNSA Éducation souligne l’intérêt d’un suivi dans la durée pour mesurer l’évolution réelle du dispositif, au-delà des seuls chiffres annuels.

Ce que défend l’UNSA Éducation pour les titulaires

L’UNSA Éducation rappelle que les dispositions relatives à la formation tout au long de la vie — Compte Personnel de Formation, périodes de professionnalisation, congé de formation — doivent être mises en œuvre de manière effective et en adéquation avec le nombre de demandes.

« Les dispositions relatives à la formation tout au long de la vie (Compte Personnel de Formation, périodes de professionnalisation, congé de formation) inscrites dans les textes doivent être mises en œuvre et en réelle adéquation avec le nombre de demandes. L’accès au congé de formation doit être facilité pour tout projet de reconversion. Des crédits doivent y être consacrés. »

Ce que défend l’UNSA Éducation pour les contractuel·les

L’UNSA Éducation défend les personnels contractuel·les. Elle agit pour améliorer leurs conditions de travail, leur rémunération, leur cadre de gestion et la défense de leurs droits.

« L’UNSA Éducation revendique également un accès facilité au congé de formation pour les personnels souhaitant se présenter au concours interne. L’accès à une formation initiale et continue de qualité doit être accordé à chaque contractuel∙le. »

Pour l’UNSA Éducation, un droit à la formation doit être effectif

Le congé de formation professionnelle ne doit pas rester un droit théorique. Il doit permettre à chaque collègue de construire un projet professionnel, d’évoluer, de se reconvertir ou de préparer un concours dans de bonnes conditions.
L’UNSA Éducation continuera à porter cette exigence : des moyens à la hauteur des besoins, un accès élargi et une réelle ambition pour la formation des personnels.

contact : bordeaux@unsa-education.org