[Bordeaux] Mobilisations lycéennes : écouter les lycéens, protéger les personnels, refuser toute violence.
Les lycéennes et les lycéens ont une conscience civique et une capacité à agir. Ils ont le droit de s’exprimer et de se mobiliser.
L’UNSA Éducation n’a cessé d’alerter sur le manque de considération accordé à la jeunesse. Conditions d’études dégradées, manque de moyens, creusement des inégalités, dérèglement climatique, risques géopolitiques : leurs inquiétudes méritent des réponses. La pauvreté du débat public et l’absence de perspectives politiques pour leur avenir ne font que les renforcer.
Tenir la promesse républicaine, c’est investir dans leur éducation, dans les services publics et dans leur avenir.
Mais rien ne légitime la violence. Les images de personnels pris pour cibles sont intolérables. Nos pensées vont à toutes et tous nos collègues, quelle que soit leur mission. L’UNSA Éducation et ses syndicats sont à leurs côtés. Désigner les personnels comme des ennemis, les cibler par des tracts, est intolérable et dangereux. Cette responsabilité concerne chacun, et particulièrement les responsables politiques, dont les paroles peuvent amplifier les tensions.
L’État doit garantir la sécurité des élèves et des personnels, ainsi que les conditions d’une mobilisation pacifique. Le maintien de l’ordre ne saurait servir à empêcher les jeunes de faire entendre leur voix, de même que les forces de l’ordre ne doivent pas être désignées comme des ennemis.
Conseils de la vie lycéenne, représentants des élèves au conseil d’administration, espaces de dialogue : faisons vivre ces possibilités d’expression et d’action. Les équipes ont besoin de moyens et de temps pour accueillir cette parole et l’accompagner.
L’UNSA Éducation appelle à la responsabilité : refuser les violences, les intimidations et toute instrumentalisation. Prendre la jeunesse au sérieux, c’est lui ouvrir des possibilités d’agir. Soutenir les personnels, c’est leur donner les moyens de faire vivre cette ambition.
