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Réseau Canopé : non à la suppression de 100 à 150 postes !

L’UNSA Éducation alerte publiquement le ministre : la suppression annoncée de 100 à 150 postes à Réseau Canopé est une décision incompréhensible, dangereuse pour le service public d’éducation et destructrice pour les personnels.
Réseau Canopé

Un opérateur transformé, reconnu, utile à l’École

La transformation engagée depuis 2018 et relancée en 2021 a été saluée par la Cour des comptes et par le Sénat. Réseau Canopé a démontré sa capacité à :

  • accompagner les enseignants pendant les confinements, les réformes et la formation continue ;
  • produire des ressources pédagogiques de grande qualité massivement consultées ;
  • développer un numérique éducatif responsable et sécurisé ;
  • soutenir les territoires grâce à une présence nationale unique agile et réactive.

Alors que l’École connaît des défis majeurs, cet opérateur participe pleinement et efficacement à les relever auprès de l’institution, des établissements publics et privés sous contrat, des collectivités, contribuant comme personne à la cohérence du service public d’éducation en direction de tous les usagers.

100 à 150 suppressions de postes : un choc pour le service public

Réduire de façon aussi brutale le plafond d’emploi de Réseau Canopé entraînera :

  • un affaiblissement visible de la formation continue ;
  • une baisse de la production de ressources pédagogiques pertinentes et scientifiquement valides ;
  • une perte d’expertise numérique et d’agilité dans la prise en compte raisonnée de l’impact des IA ;
  • un recul de l’accompagnement des territoires et donc une aggravation des inégalités et des disparités dans la cohérence de l’offre de services.

Ces suppressions mettent en danger l’opérateur, mais aussi les enseignants, les élèves et l’ensemble du système éducatif.

Un impact humain majeur : des risques psychosociaux déjà visibles

Depuis plusieurs mois, les équipes subissent :

  • une incertitude permanente quant à leur avenir professionnel, alors que depuis plus de 3 ans ils se forment et mettent en œuvre les innovations commandées et nécessaires avec une agilité sans pareil ;
  • une dégradation du climat de travail, un sentiment d’injustice et de mépris intolérable ;
  • des tensions organisationnelles accrues ;
  • des charges physiques et mentales amplifiées par le cumul des missions, l’absence de visibilité, et la non reconnaissance de leurs efforts.

La peur d’un démantèlement progressif puis brutal est vécu comme une perte de sens et une douloureuse injonction paradoxale qui constitue dans la durée une véritable maltraitance professionnelle par leurs tutelles. Ces signaux faibles se renforcent dangereusement et témoignent d’un niveau de risques psychosociaux préoccupant.

Une décision contraire aux besoins de l’École

À l’heure où :

  • la formation continue devient un levier central des politiques éducatives et de l’attractivité du métier ;
  • les enseignants expriment des besoins croissants d’accompagnement et un taux de satisfaction aussi élevé vis à vis de l’offre de Canopé ;
  • les fractures territoriales s’accentuent et le besoin de cohérence des acteurs des politiques éducatives est si nécessaire ;
  • les transitions pédagogiques et numériques nécessitent stabilité et expertise dans une grande réactivité,

fragiliser Réseau Canopé relève d’une logique de court terme, sourde aux enjeux éducatifs réels, qui nie les apports concrets, sur le terrain, de l’opérateur et de ses agents.

L’UNSA Éducation exige :

  1. Le maintien intégral des 100 à 150 postes menacés ;
  2. La garantie d’un budget soutenable et stable respectant les orientations votées par les parlementaires depuis des années et bafoués en matière de formation des personnels à l’Éducation nationale ;
  3. Une reconnaissance du rôle stratégique de Réseau Canopé dans la formation et l’accompagnement des équipes éducatives par la reprise immédiate du dialogue pour un nouveau COPERF et un nouveau décret ;
  4. Un dialogue transparent sincère et responsable des tutelles avec l’établissement public comme avec les représentants des personnels ;
  5. La prise en compte immédiate des risques psychosociaux, avec des mesures concrètes de prévention et d’accompagnement.

Pour une École forte, il faut des opérateurs solides

Réseau Canopé est un atout pour l’École publique : vouloir l’affaiblir serait une erreur stratégique majeure. L’UNSA Éducation appelle le ministère, qui initié la transformation que les personnels ont réussie, à assumer ses responsabilités et à ne pas les abandonner ainsi en 1ère ligne, ainsi qu’à garantir des conditions de travail dignes, essentielles pour la continuité des missions de l’opérateur.

Nous resterons mobilisés, aux côtés des personnels, pour défendre leur avenir et celui du service public d’éducation.

L’UNSA Éducation

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