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Questionnaire VSS : L’UNSA Éducation refuse de choisir entre le silence et l’impuissance

Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) s’est réuni le jeudi 1er octobre pour discuter notamment de la mise en œuvre du questionnaire ministériel intégrant des questions sur les violences sexistes et sexuelles (VSS) au dispositif annuel sur le harcèlement scolaire.

L’UNSA Éducation salue un dialogue constructif avec le ministère qui a pris en compte une partie des revendications de nos syndicats et de notre fédération pour améliorer le dispositif, avec par exemple des heures de concertation pour faciliter la mise en place et l’étalement du déploiement.

Toutefois, le déploiement prévu dès novembre 2026 suscite de vives inquiétudes, car sans garantie suffisante sur les moyens humains et le temps nécessaire pour accueillir et traiter la parole libérée.

Si l’École peut être le premier lieu de repérage de ces violences, les personnels ne peuvent être les seuls maillons d’une chaîne de protection qui se rompt par faute de moyens.

L’UNSA Éducation a donc refusé de prendre part au vote sur ce décret final, parce que le circuit de prise en charge, les responsabilités, les conditions d’accompagnement et les moyens mobilisables restent insuffisamment sécurisés.

L’UNSA Éducation refuse de choisir entre le silence et l’impuissance. Faire émerger davantage de signalements sans se donner les moyens d’y répondre n’est pas à la hauteur. C’est dans le cadre du débat sur le prochain projet de loi de finances que nous porterons la nécessité de renforcer le nombre personnels de santé–sociaux-psychologues. Plus largement, notre fédération revendique la mise en place d’un véritable plan de protection des enfants à l’échelle interministérielle, articulé entre Éducation nationale, protection de l’enfance, santé, police et justice.

A Ivry sur Seine, le 2 octobre 2026

Morgane VERVIERS, secrétaire générale de l’UNSA Education

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