Entre 6 et 17 ans, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une heure d’activité par jour, modérée à soutenue, et de 150 à 300 minutes pour les adultes par semaine.

S’agissant des enfants et des adolescents, plus de 58% d’entre eux ont réduit leur activité physique pendant le premier confinement, rappelle « Report Card », état des lieux des dernières publications sur la sédentarité, publié par l’ONAPS (Observatoire National de l’Activité Physique et de la Sédentarité ). L’Observatoire nous rappelle que « maintenir un niveau d’activité des enfants et des ados dans une telle crise sanitaire permet de lutter contre le développement et l’instauration du stress et l’altération de leur santé mentale. »

Après une timide reprise en septembre, les activités sportives ont été à nouveau entravées depuis novembre 2020. Le couvre-feu à 18h00 a réduit à néant les entraînements du soir et l’arrêt des cours d’éducation physique et sportive (EPS) en intérieur a mis un rude coup à la pratique. Dans les écoles, les établissements, les accueils péri-scolaires, les professionnels de l’éducation redoublent d’imagination pour proposer malgré tout des activités physiques en extérieur, mais toujours en dépendance de la météo, et de la situation de Vigipirate renforcé.

Courses d’orientation, marches en ville, parcs et jardins : de nouveaux lieux surinvestis par les profs d’EPS, éducateurs et animateurs sportifs, car quel que soit l’environnement, il s’agit de bouger dehors, et toutes et tous n’ont pas une forêt ou un champ enneigé à proximité.
Car si l’OMS exhorte à bouger malgré la crise: « si nous ne restons pas actifs, nous courons le risque de créer une autre pandémie de mauvaise santé. Le résultat d’un comportement sédentaire », avait alerté en novembre Ruediger Krech, chargé de la promotion de la santé à l’OMS, elle n’est pas la seule.
 En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (;www.Anses.fr) s’alarme du temps passé devant les écrans et sans activité physique, avant même les confinements, comme des facteurs de risque pour la santé de deux-tiers des jeunes en France.
Surpoids et obésité, risques cardiovasculaires, diabète, sommeil de moins bonne qualité…L’Anses relève aussi que les enfants des familles « à faible revenu ou à faible niveau d’étude étaient les plus touchés par des niveaux de sédentarité élevés ».

C’est bien dans les lieux d’éducation en collectif (écoles, EPLE, centre aérés, colonies de vacances, associations culturelles et sportives) que les enfants et les jeunes pourront découvrir toute la richesse, la diversité et le bien fait des pratiques sportives. Développons les politiques éducatives en ce sens, de manière volontaire, engagée et efficace !