L’école contre le racisme : une semaine qui compte !
Pourtant le contexte, lui, n’a rien de symbolique. En France comme ailleurs en Europe, les discours d’exclusion ne sont plus l’apanage de marginaux honteux. Ils s’affichent, se normalisent, se banalisent. Ces propos de haine envahissent les réseaux, les plateaux de télévision et parfois même les tribunes officielles. L’extrême droite a compris depuis longtemps que le combat culturel doit précéder le combat électoral. D’ailleurs, nos collègues qui gèrent au quotidien des situations de harcèlement, de rejet et de stigmatisation en mesurent chaque jour les effets concrets.
Donner du sens
C’est précisément dans ce contexte que la SEACRA prend tout son sens ; pas comme une semaine commémorative de plus, pas comme un gadget occupationnel ou un artifice de communication. C’est, au contraire, un acte éducatif profond. En effet, l’école n’est pas un terrain neutre où toutes les opinions se valent au nom de la tolérance. Face aux idéologies d’exclusion, elle se fait militante des valeurs républicaines en formant des esprits libres, capables de penser, de critiquer, de douter, de rencontrer l’autre sans peur ni a priori. C’est l’une des nobles missions des personnels de l’éducation en général et des enseignant·es en particulier.
Lutter concrètement contre les discriminations
L’UNSA Éducation le porte dans ses mandats, ses discours, ses actions : la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les LGBTIphobies et toutes les formes de discriminations est indissociable du projet éducatif. Mais si ce combat ne se décrète pas en une semaine, la SEACRA (avec ses actions culturelles, ses projets de classe, ses interventions associatives) donne une impulsion nationale qui a valeur d’exemple.
Notre fédération sait qu’on ne lutte pas efficacement contre les préjugés avec des circulaires, mais en s’appuyant sur des personnels formés et en nombre, des projets éducatifs inscrits dans la durée et un climat scolaire apaisé.
Pour y parvenir, la laïcité se révèle un outil puissant. Contrairement à ce que défendent les forces réactionnaires, elle n’est ni une arme contre les uns, ni un bouclier identitaire pour les autres. Elle est ce qui permet à chaque jeune de se construire librement, sans assignation quelle qu’elle soit.
