Mardi 3 octobre, s’est tenue la  conférence de presse de rentrée du secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC). 

Lors de ce traditionnel rendez-vous, son secrétaire général a une nouvelle fois demandé des fonds et l’égalité (y a-t-il inégalité?) avec l’enseignement public.

Pour justifier cette demande, le SGEC a mis en avant une augmentation significative des effectifs et l’insuffisance de créations de postes à cette rentrée.

Mais qu’en est-il exactement ?

Nous sommes loin d’une augmentation massive du nombre d’élèves…. et d’une pénurie d’enseignants.

En effet depuis les années 1960 la part des enfants scolarisés dans le privé est remarquablement stable aux alentours de 17 % de la population scolarisée.

Il y a des fluctuations minimes selon les années mais surtout sans tendance particulière à la hausse.

Déjà, le quotidien La Croix nous apprenait, en février 2017, que le SGEC souhaitait (encore) « voir évoluer la répartition des moyens d’enseignants entre le public et le privé » (voir notre article ) à cause d’une « exode des élèves du public vers le privé »… 

La Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (DEPP) chiffrait cet « exode » à 0,2% … et rappelait l’effet inverse (du privé vers le public).

Le SGEC, fidèle à son discours, parle d’égalité quand de part sa nature il est forcément inégalitaire.  

L’UNSA Éducation rappelle qu’à l’automne 2016, la DEPP a publié à une étude objectivant le manque de mixité sociale…

Pour l’UNSA Éducation la seule école libre est l’École publique laïque et gratuite qui scolarise tous les enfants sans critère de sélection. C’est pourquoi, elle revendique que l’argent public soit réservé au seul enseignement public.