Je découvre, un peu tardivement, ce 15ème album de Maxime Le Forestier  » Le cadeau » qui, comme à son habitude, depuis son premier album, parle de l’être humain avec bienveillance, et aussi avec cette pointe de désabusement, que l’on trouve sur la photo de la pochette.

Derrière des mélodies, qu’on aurait souhaitées, parfois, plus recherchées, Le Forestier décrit nos failles, nos désirs, nos amours et dénonce cette faim insasiable du « scoop » dans « La bête curieuse » que nous sommes tous : « A la rigueur/Donne-lui des rumeurs », ou dans le très beau texte « La p’tite hirondelle », le voyage de ceux qui quittent tout : »Dès qu’un bateau prend la mer/ S’en aller, même si c’est pour l’enfer ».

Le Forestier s’est accompagné de Julien Clerc, dans « Le p’tit air » qui pose la question de la trace :

« On se dissout, on s’évapore

On se répand dand le grand flou

Que peut-il bien rester de nous »

si ce n’est ce « p’tit air » qu’on fredonne… »

Il signe avec Jacques Weber un beau texte « Impasse des oiseaux » décrivant l’amour qui s’est fait la belle.

C’est sans doute, avec Camille, qu’il signe le morceau le plus original de l’album, apportant un grain de folie, souvent cruelle, en décrivant la tentation de se retirer car : « La folie c’est de voir la vie telle qu’elle est ».

Un beau cadeau à écouter mais surtout, à voir sur scène!

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