États généraux de la bioéthique quèsaco?

Les États généraux de la bioéthique se sont ouverts le 18 janvier.

Qu’est ce c’est ?

La loi bioéthique du 7 juillet 2011 prévoit qu’elle doit faire l’objet d’une révision par le Parlement dans les 7 ans.

Cette révision doit être précédée d’un débat public sous la forme d’États généraux organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

Cette consultation doit durer six mois et aboutira fin 2018 à la nouvelle loi sur la bioéthique.

Quels thèmes seront abordés ?

Tous les citoyens sont invités à s’interroger et à débattre sur :

• l’avancée de la recherche dans les domaines de la reproduction, du développement embryonnaire et des cellules souches et le respect dû à l’embryon comme personne potentielle ;
• les techniques de séquençage et d’ingénierie génomique et les prémisses d’une médecine prédictive ;
• les dons et transplantations d’organes ;
• les données de santé, notamment au regard du développement des objets connectés et des risques d’atteintes à la vie privée ;
• l’intelligence artificielle et les robots et la responsabilité des professionnels de santé vis-à-vis de leur utilisation ;
• les neurosciences au regard du développement des techniques d’imagerie ;
• la relation santé-environnement et les responsabilités scientifiques et techniques de l’homme ;
• la procréation (PMA, GPA, etc.) ;
• la fin de vie (question sur la légalisation de l’assistance au suicide, politiques d’accompagnement pour les malades en fin de vie).

Comment la consultation est organisée ?

Un site internet, géré par le CCNE est dédié aux États généraux.

De plus, des débats citoyens ouverts au public, seront menés partout en France au cours du premier trimestre 2018.

Des rencontres seront également organisés à destination des lycéens et étudiants de plusieurs disciplines. Ces événements seront organisés en association avec les Conférences régionales de santé et de l’autonomie (CRSA).
Des auditions seront également menées auprès d’associations et groupes d’intérêt, sociétés savantes etc.

Enfin, chaque débat fera l’objet d’une synthèse qui sera transmise au CCNE en vue de l’écriture de la future loi bioéthique.

Pour l’UNSA Éducation cette future loi bioéthique devra avancer sur les questions d’égalité et en faveur des droits pour tous et toutes, comme par exemple rendre effective la PMA pour toutes. Ceci était d’ailleurs une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

En outre, un sondage IFOP pour le journal « La Croix » publié au début du mois janvier montre que six français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes.

L’UNSA Éducation espère que les débats se feront en dehors de toutes exagérations. Elle luttera et dénoncera toutes déclarations déplorables qui ne feraient qu’entrenir un climat et des préjugés homophobes et discriminatoires.

 

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Les États généraux de la bioéthique se sont ouverts le 18 janvier.

Qu’est ce c’est ?

La loi bioéthique du 7 juillet 2011 prévoit qu’elle doit faire l’objet d’une révision par le Parlement dans les 7 ans.

Cette révision doit être précédée d’un débat public sous la forme d’États généraux organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE).

Cette consultation doit durer six mois et aboutira fin 2018 à la nouvelle loi sur la bioéthique.

Quels thèmes seront abordés ?

Tous les citoyens sont invités à s’interroger et à débattre sur :

• l’avancée de la recherche dans les domaines de la reproduction, du développement embryonnaire et des cellules souches et le respect dû à l’embryon comme personne potentielle ;
• les techniques de séquençage et d’ingénierie génomique et les prémisses d’une médecine prédictive ;
• les dons et transplantations d’organes ;
• les données de santé, notamment au regard du développement des objets connectés et des risques d’atteintes à la vie privée ;
• l’intelligence artificielle et les robots et la responsabilité des professionnels de santé vis-à-vis de leur utilisation ;
• les neurosciences au regard du développement des techniques d’imagerie ;
• la relation santé-environnement et les responsabilités scientifiques et techniques de l’homme ;
• la procréation (PMA, GPA, etc.) ;
• la fin de vie (question sur la légalisation de l’assistance au suicide, politiques d’accompagnement pour les malades en fin de vie).

Comment la consultation est organisée ?

Un site internet, géré par le CCNE est dédié aux États généraux.

De plus, des débats citoyens ouverts au public, seront menés partout en France au cours du premier trimestre 2018.

Des rencontres seront également organisés à destination des lycéens et étudiants de plusieurs disciplines. Ces événements seront organisés en association avec les Conférences régionales de santé et de l’autonomie (CRSA).
Des auditions seront également menées auprès d’associations et groupes d’intérêt, sociétés savantes etc.

Enfin, chaque débat fera l’objet d’une synthèse qui sera transmise au CCNE en vue de l’écriture de la future loi bioéthique.

Pour l’UNSA Éducation cette future loi bioéthique devra avancer sur les questions d’égalité et en faveur des droits pour tous et toutes, comme par exemple rendre effective la PMA pour toutes. Ceci était d’ailleurs une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

En outre, un sondage IFOP pour le journal « La Croix » publié au début du mois janvier montre que six français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes.

L’UNSA Éducation espère que les débats se feront en dehors de toutes exagérations. Elle luttera et dénoncera toutes déclarations déplorables qui ne feraient qu’entrenir un climat et des préjugés homophobes et discriminatoires.