Notre position syndicale sur les modalités d’enseignement en période épidémique est simple : une préférence marquée pour le présentiel avec toutes les précautions d’usage (masque et distanciation). Nous avons voulu donner la parole à un collègue confronté en Turquie à l’enjeu d’un enseignement hybride. Pour illustrer par un exemple vécu, cette nouvelle façon d’enseigner qui n’est pas sans poser des contraintes nouvelles.

Cet enseignant au lycée français Charles de Gaulle d’Ankara en Turquie, nous décrit ici l’enseignement hybride ou en alternance mis en place depuis le début l’année scolaire.

La consigne du protocole sanitaire du ministère turc de l’éducation nationale stipule qu’il faut absolument maintenir une distanciation sociale entre les élèves. Ceci impose alors de facto des demi-groupes sur chaque niveau.

Aussi, les élèves des niveaux suivants qui ont repris le chemin de l’école seulement des dispositifs propres :

Le lycée a équipé toutes les salles de classe de webcam afin que les collègues puissent faire leurs cours alternativement en présentiel et distanciel au lycée.

Lorsque les élèves de 5ème et 4ème reprendront également pour partie en présentiel, cette organisation ne sera plus possible car il n’y a pas assez de salles. Les élèves viendront alors deux demi-journées par demi-groupe : un groupe en présentiel et l’autre groupe à la maison en distanciel sur un principe d’enseignement alterné. L’enseignant pourrait alors être filmé en classe ou non.

Ces conditions d’enseignement sont loin d’être optimales et aucune organisation aussi poussée soit elle d’un point de vue technique ne remplacera le présentiel. Le représentant du SE-Unsa rappelle qu’«un enseignant et des élèves dans une même salle, même avec un masque sur le visage sera toujours mieux que d’être en distanciel ou bien en hybride qui, ne profite finalement qu’au élèves présents dans la salle en face de leur enseignant.»