Lutte contre la précarité : rencontres avec des acteurs du territoire à Orléans

Des représentants de notre fédération, dont la secrétaire générale Morgane Verviers, et la co-secrétaire générale du SNASEN-Unsa, Yasmine Alloui, sont allés à la rencontre des acteurs qui luttent au quotidien contre la précarité étudiante le lundi 19 janvier à Orléans.

Au travers des rencontres en terrain d’éducation, l’UNSA Éducation met en lumière les enjeux cruciaux pour l’avenir de l’éducation afin d’engager une réflexion collective sur les orientations à privilégier.

La précarité étudiante et la mixité sociale dans l’enseignement supérieur étaient au coeur du 19 janvier pour les représentants de notre fédération. Ils étaient accompagnés de Choukri Ben Ayed, sociologue spécialiste des inégalités sociales en milieu scolaire. Temps fort de cette journée, une table ronde qui a réuni sur le campus d’Orléans les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien sur cette question, après une matinée consacrée à des visites au Crous et à l’épicerie solidaire Esope. Cette journée de travail a d’ailleurs résonné avec l’actualité nationale puisque le Premier ministre avait annoncé le matin même sa volonté de généraliser le repas à 1 euro proposé par les Crous.

C’est bien la notion de partenariat qui s’est imposée d’emblée comme fil rouge pour tous les intervenants. Face à cette problématique complexe, où il est nécessaire pour les étudiants dans la difficulté d’oser demander de l’aide, de sortir de l’isolement, la complémentarité des réponses et la connaissance fine des dispositifs proposés sur le territoire sont cruciales.

La table ronde organisée par le SNASEN-Unsa réunissait d’ailleurs plusieurs représentants d’associations qui œuvrent auprès des étudiants en difficulté pour leur permettre de répondre à leurs besoins primaires, comme le Secours populaire, les Restos du Coeur ou Esope. Cette épicerie solidaire, ouverte en 2022, compte près de 2 000 étudiants inscrits sur les 23 000 recensés à Orléans. Elle a enregistré l’année dernière près de 28 000 passages.

La précarité est multiforme, globale, comme l’ont rappelé nos interlocutrices du Crous. Elle ne concerne pas que la difficulté à se nourrir, à se loger, mais également l’accès aux soins, à la prévention, avec une forte attention portée à la santé mentale des jeunes. Au quotidien, le service social du Crous tisse des liens avec des partenaires, comme les éducateurs de l’Aide sociale à l’enfance. Les jeunes qui relèvent de l’ASE bénéficient par exemple d’un suivi appuyé.

Parmi les dispositifs mis en place dans l’académie figurent le Guichet unique à Orléans et le Welcome Desk à Tours, qui permettent de réunir en un seul lieu les interlocuteurs incontournables des étudiants. Des étudiants référents sont également un point d’entrée vers les jeunes en difficulté, avec une mission de rappel sur les échéances importantes.