Que recherchez vous ?

Mots fréquemment recherchés sur le site :
syndicatL’Éduc’Magbaromètre UNSA

Que recherchez vous ?

Mots fréquemment recherchés sur le site :
syndicatL’Éduc’Magbaromètre UNSA

Les proviseurs et principaux crient leur mal-être
Publié le 5 décembre 2021 -
Réuni·e·s à Grenoble en conférence de presse, plusieurs chefs d’établissements, venu·e·s de toute l’académie, ont insisté sur la dégradation de leurs conditions de travail, entraînant une multiplication des arrêts pour burn-out.

Ils ne prennent que très rarement la parole, mettant habituellement en avant leur devoir de réserve et leur loyauté envers l’Éducation nationale. En trente ans, ils n’ont d’ailleurs manifesté que « deux fois ». « Et c’était deux dimanches ! », souligne Michael Vidaud, membre de l’exécutif syndical national du SNPDEN-Unsa (Syndicat national des personnels de l’Éducation nationale). Mais cette fois, « les choses sont trop douloureuses », lance Patrick Fuertes, secrétaire académique du syndicat.

S’appuyant sur une enquête nationale réalisée auprès 4 400 membres de direction du secondaire, le SNPDEN-Unsa Grenoble affirme que 92 % d’entre eux « déplorent une dégradation de leurs conditions de travail » et que « 80 % déclarent une perte de confiance dans l’institution ». Parmi les raisons de cette crise, « un environnement numérique stressant », une gestion de personnel de plus en plus en difficile avec plus de contractuels et moins de titulaires et une « communication ministérielle problématique ».

« On nous demande de gérer des choses qui ne devraient pas faire partie du travail des chefs d’établissements. Des tâches qui auparavant étaient effectuées par le rectorat sont transférées petit à petit », détaille Patrick Fuertes. Et de prendre pour exemple l’obligation d’utiliser des « logiciels dysfonctionnels et chronophages » pour les absences, la paye… « Il faut par exemple quatorze logiciels pour gérer un seul enseignant et ils ne communiquent pas entre eux », s’indigne-t-il.

Les chefs d’établissement dénoncent aussi une « organisation de la réforme du bac complètement ahurissante », « sans anticipation » de la part du Ministère. « Vous avez des proviseurs qui se sont retrouvés à scanner des copies la nuit », compte tenu la lenteur du procédé, indique Patrick Fuertes. « Beaucoup de choses inhérentes à l’organisation pratique des épreuves n’ont pas été anticipées » , poursuit l’une de ses collègues de Haute-Savoie. « On a tous choisi ce métier. C’est un métier que l’on aime, commente Odile Baussart, proviseure d’un lycée ardéchois. Mais la charge de travail s’est tellement intensifiée depuis une dizaine d’années que l’on n’en peut plus. On passe 80 % de notre temps à faire de l’administratif. La pédagogie et le relationnel avec les enseignants passent forcément au second plan. »

La crise sanitaire n’a évidemment rien arrangé à la situation « avec une anticipation moindre » et une « communication déplorable » de la part du Ministère, selon les personnels de direction. « On découvre la veille, sur les chaînes d’info ou dans le journal, ce qui va être notre travail le lendemain. BFMTV remplace les circulaires académiques », ironise Patrick Fuertes. Et de citer l’hommage à Samuel Paty : « On a su une semaine à l’avance que l’on devait organiser quelque chose avec les élèves ».

S’ils osent réagir aujourd’hui, c’est parce que ces chefs d’établissements constatent jour après jour les conséquences que cette charge importante de travail provoque chez certains d’entre eux : « Il y a beaucoup de collègues dans l’académie de Grenoble qui sont en burn-out ou qui sont en hôpital psychiatrique », insiste le secrétaire académique. « Le nombre est proche de 1 sur 6 », acquiesce Odile Baussart. « Il est hors de question que cela continue, que des collègues mettent leur vie en danger pour quelque chose qu’ils ne maîtrisent pas », conclut Patrick Fuertes.

Patrick Fuertes, secrétaire académique du SNPDEN

(article Le Dauphiné – 04 décembre 2021)

Lire la suite

À LA UNE

No data was found

SELECTIONNÉS POUR VOUS

postes à pourvoir
Enseignement scolaire : la hausse du budget 2023 ne résoudra pas tous les problèmes d’attractivité
3 octobre 2022 - National
Il faut le reconnaître : le budget de l’Enseignement scolaire est en hausse pour 2023, ce qui n’est pas le cas de tous les ministères. Que tr...
Capture d’écran 2022-10-03 à 10.25.53
Les 9 engagements de l’UNSA Éducation pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles
3 octobre 2022 - National
Notre fédération a décidé de voter l'adoption d'une charte annexée à son règlement intérieur lors de son Conseil National des 14 et 15 septemb...
vecteezy_business-people-meeting-conference-discussion-corporate_3500343_533-1
Évaluation des écoles et des établissements : ni travail en plus ni travail pour rien
8 septembre 2022 - National
Évaluer les écoles et établissements, c’est permettre aux équipes de terrain de réfléchir à leur action, d’établir un diagnostic et de se fixe...
Fiches Baro 2022 - 10 ans V4_page-0001(1)
#BaromètreUNSA2022 Le 10ème anniversaire d'une enquête de référence
23 mai 2022 - National
La première édition du baromètre UNSA des métiers de l'éducation, de la recherche et de la culture était lancée en 2013. Depuis, elle a marqué...
En lien avec l'actualité
Nos expressions
Agir avec vous
Analyses et décryptages
Baromètre : enquête annuelle
Nos dossiers

Recevoir la newsletter

Votre adresse de messagerie sera uniquement utilisée pour vous envoyer la lettre d’information de l’UNSA Éducation. Vous pouvez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans la newsletter.

Conformément aux dispositions du RGPD et de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, d’interrogation, de portabilité, de rectification et d’effacement des données vous concernant. Pour toute question concernant vos données, leur usage, l’exercice de vos droits, veuillez contacter notre responsable du traitement : dpo@unsa-education.org, en précisant dans l’objet du courriel « droit des personnes ».

LIMITES, CONFIDENTIALITÉ, INFORMATIQUE ET LIBERTÉS
Ce service d’information est un service gratuit. Il est assuré sans garantie et peut-être interrompu à tout moment sur simple décision de l’UNSA Éducation. L’UNSA Éducation se réserve le droit de confirmer ou refuser sans justification toute demande d’abonnement, de suspendre ou supprimer tout abonnement sans préavis. L’inscription ne donne aucun droit, contractuel ou non contractuel, vis-à-vis de l’UNSA Éducation. Les adresses électroniques ou autres informations contenues dans les messages adressés ne seront pas transmis à des tiers. Les organisations affiliées à l’Unsa et leurs différentes structures ne sont pas considérées comme des tiers. Pour les demandes individuelles, les cas particuliers, les questions touchant à la vie syndicale et/ou professionnelle, il est préférable de s’adresser directement à l’UNSA Éducation à cette adresse : national@unsa-education.org. Le droit d’accès, suppression, rectification s’exerce auprès du secrétaire général de l’UNSA Éducation, site internet, UNSA Éducation 87 bis avenue Georges Gosnat, 94853 Ivry sur Seine Cédex ou par courrier électronique auprès du secteur communication à cette adresse : communication@unsa-education.org.

Que recherchez vous ?

Mots fréquemment recherchés sur le site :
syndicatL’Éduc’Magbaromètre UNSA

Qui sommes
nous ?

Nos
syndicats

Contact
de proximité

Centre de
recherche ?