Présentation des moyens pour la rentrée 2026 : cafouillages et nécessité de changer de méthode
Étant donné l’enchaînement des CSAMEN ces derniers jours, nous n’aurons qu’un message bref en propos liminaire de ce jour. Nous aborderons les points à l’ordre du jour au moment venu.
Tout d’abord, nous tenons à revenir sur le contexte inédit dans lequel se prépare cette rentrée 2026.
Employeur comme représentants des personnels, nous savions tous depuis des mois que le budget de l’éducation nationale, injustement et dommageablement présenté comme une dépense par Bercy, serait l’un des objets politiques les plus scrutés, bousculés, questionnés dans la perspective d’économie du gouvernement.
Il se devait d’être des plus clairs dans sa présentation et des plus anticipés dans les réponses à donner. Les échanges confus de lundi 26 janvier, les allers-retours avec le cabinet ministériel qui ont suivi le lendemain et le correctif reçu 48h après ont été la preuve que la vigilance à avoir, surtout cette année, n’a pas été au rendez-vous.
Pour nous à l’UNSA, il y avait suffisamment de troubles dans la préparation de cette rentrée qu’il était irresponsable de ne pas la préparer au millimètre tant le nombre important de parlementaires, et bien au-delà, était à l’affût de la moindre faille pour faire tomber le budget.
Parce que ce budget, ce n’est pas que des chiffres à faire acter dans un délai contraint, mais bel et bien le facteur décisif de préparation de la rentrée de tous les personnels de l’Éducation nationale pour les millions d’élèves que nous accueillons chaque année, nous avons fait le choix à l’UNSA de ne pas ajouter de la contestation publique là où il y en avait déjà assez. Nous avons fait le choix de ne pas pousser davantage notre École mise au bord du précipice depuis des années par une politique éducative à rebours de tous les besoins. Mais nous regrettons un tel scénario !
Nous voulons aussi que soit retenue une chose que nous avions d’ailleurs dénoncée dès le début de la séance de lundi 26 janvier : plus aucune rentrée scolaire ne pourra se faire sur la base de documents aussi inadaptés et archaïques que ceux utilisés une fois de plus durant le CSAMEN dédié aux moyens de la rentrée, documents aux antipodes de ce que nous nécessitons de définir, regarder, comparer, évaluer comme besoins en moyens pour l’École en 2026 !
Ensuite, mais ce second point sera plus rapide, nous tenons à exprimer la très grande difficulté dans laquelle nous sommes plongés en tant que représentants des personnels pour mener nos missions d’élus des personnels dans cette instance. Si nous pouvions supposer au regard des retards pris sur le calendrier des travaux que les séances allaient s’enchaîner à un rythme effréné et pour des sujets à enjeu majeur, nous cumulons en termes de méthode d’autres difficultés.
Voilà désormais plusieurs années que nous demandons à bénéficier d’un espace de ressources partagé dédié aux élus du CSA et de la F3SCT ministériels où seraient mis à disposition tous les documents de travail des instances plénières et des groupes de travail (convocations, ordre du jour, projets de texte, amendements…) et les documents définitifs post instance. Travailler par réception de mails, et ce tous les jours, au-delà de saturer nos messageries, revêt une lourdeur organisationnelle insupportable et irrespectueuse de nos conditions de missions.
Nous réitérons donc le vœu de voir totalement refondue le mode de gestion et de partage des documents relatifs aux travaux.

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