Ecole inclusive : point d’étape politique
Le CNSEI se réunit une fois par an, il est coprésidé par deux ministres, pour la séance du 19 décembre 2025, Mme Parmentier-Lecoq, et M.Geffray. Il a pour but de réunir les parties prenantes de l’école inclusive (CNCPH, professionnels du secteur médico-social et de l’éducation nationale) et de partager bilan et perspectives de la politique d’inclusion.
Le ministre de l’éducation nationale a insisté sur le changement de politique que traduit le nouveau dispositif PAS, qui met l’accent sur l’accessibilité des apprentissages à l’Ecole, alors que jusqu’à présent, focus était mis sur la compensation des situations de handicap, d’où le nombre importants d’AESH dans le système éducatif. Il note qu’il faut à présent répondre humainement et qualitativement à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, n’excluant pas les parcours adaptés au cas par cas, y compris en établissement médico-social. Il s’agit pour le système éducatif « d’emmener chaque enfant au plus loin de ses potentialités ». Mme Parmentier-Lecoq, elle, rappelle qu’« une société inclusive passe par une école inclusive. » Le PAS est selon elle « une réponse forte et efficace, car c’est un pôle d’intervention, de ressources et d’outils. »
L’UNSA Education suit de très près cette politique d’inclusion car elle ne méconnait pas les difficultés professionnelles générées par l’application de la loi de 2005 et les choix politiques qui ont appuyé sa mise en œuvre. Selon les analyses de nos représentants des personnels dans les départements qui ont expérimenté le dispositif PAS, cela peut être un réel outil d’amélioration des prises en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers. A condition que le temps de la concertation, de la mise en place de cette nouvelle façon de travailler soit respectée : sans précipitation, avec des moyens humains dédiés, un pilotage rigoureux. Et sans substitution directe du PIAL au PAS, comme si un dispositif chassait l’autre sans nuance. L’UNSA Education poursuit sa méthode de négociation avec le ministère, en sollicitant des temps de travail en bilatérale, forte de l’expertise inter-métiers et de l’analyse en regards croisés.
Ainsi, lors de ce CNSEI, interpellation a été faite au ministre sur sa volonté de se saisir de la baisse démographique pour conserver budget et moyens humains pour améliorer la qualité de l’école inclusive : une occasion historique à saisir pour augmenter le nombre de postes ouverts en formation d’enseignants spécialisés, repeupler les RASED dans le 1er degré, créer leur équivalent dans le second degré, créer un statut pour les AESH, former et rémunérer les professions d’encadrement au pilotage de la politique inclusive, reconsidérer la politique de santé et médecine scolaire pour constituer des équipes pluri-professionnelles complètes partout.
Le ministre compte engager des groupes de travail à propos de la prise en compte de la baisse démographique dans le système éducatif. Dont acte, l’UNSA Education y sera force de propositions.

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