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UNSA Éducation

 Article publié le mercredi 8 juillet 2020

CTMEN du 08 juillet 2020 - Déclaration liminaire de l’UNSA Éducation

Déclaration liminaire

CT MEN du 08 juillet 2020



Le périmètre de notre ministère s’est étoffé pour accueillir, après la jeunesse, les sports. Notre fédération qui porte le mandat d’un pôle interministériel éducatif et sportif s’en félicite. Nous portons cette volonté de renforcer la continuité éducative entre les temps scolaires et périscolaires, l’éducation formelle et informelle pour toutes et tous tout au long de la vie.


Pour réussir cette politique globable et ambitieuse, il faudra réunir deux conditions importantes :

  • préserver l’identification des services chargés des missions jeunesse, sports et vie associative
  • transférer tous les effectifs et moyens nécessaires.


Si le périmètre de notre ministère évolue et qu’un nouveau gouvernement a été nommé par le Président de la République, le ministre de l’Education nationale, lui, est inchangé.


Comme l’a confirmé la dernière édition de notre baromètre des métiers de l’éducation, notre ministère connaît un niveau record de défiance des personnels, et ce à tous les niveaux du système. Cette situation est le fruit de plusieurs désaccords importants sur le fond avec notre ministre ou plus largement avec des choix gouvernementaux mais c’est aussi le fruit d’une méthode politique propre à notre ministère, celle de la communication directe à l’opinion publique qui met l’ensemble des personnels devant le fait accompli. L’UNSA Éducation appelle de ses vœux un renouvellement profond de la méthode en construisant la politique éducative et la politique des ressources humaines avec les personnels et leurs représentants.


Le dialogue social est central. Il faudra donc tenir les engagements qui ont été pris qu’ils s’agissent de ceux réalisés auprès des corps d’inspection ou bien auprès de l’ensemble des personnels concernant la revalorisation des rémunérations dans l’Education nationale.



Parmi les rancoeurs emmagasinées, il y a la prime COVID et les congés pour les personnels autres qu’enseignants. A l’instar des personnels enseignants, ils n’ont pas à rougir du travail accompli pendant et après la crise. Pourtant, ils sont bien mal récompensés ! En effet, dans beaucoup d’académies :

  • L’attribution, voire le refus pur et simple de la prime COVID 19 se fait dans les plus grandes injustice et opacité ;
  • Le droit à congé des personnels non enseignants est remis en cause, alors que trois semaines consécutives cet été nous semblent être un minimum.


Vous nous avez affirmé, Monsieur le DGRH, apporter la plus grande attention à la mise en œuvre de la prime COVID et aux droits à congés, notamment dans les services académiques. Si nous ne doutons pas que vos instructions ont été claires, elles ne sont pas manifestement pas suffisantes quand l’autonomie mal comprise dans certaines académies fait obstacle à un traitement équitable et juste des personnels.


Ceci étant posé, nous ne confondons pas tout et nous souhaitons saluer la qualité de travail avec vous-même et vos services. Certaines alertes que nous avions faites à vos services ont reçu une écoute attentive et des régulations notables comme cela a été le cas pour le mouvement intra des enseignants du 1er degré. Nous soulignons également des inflexions positives sur la dialogue social lorsqu’il a été acté que les LDG Carrière seraient modifiables non plus tous les cinq ans mais tous les trois ans, qu’elles le seraient pour tout ou partie et que les tableaux d’avancement seraient communiqués aux OS.


Pour les opérations essentielles dans la vie des agents, la loi de Transformation de la Fonction publique que nous avons dénoncée a privé les instances paritaires de l’examen collectif. Elle ne doit pas être interprétée de façon extensive par les services centraux, académiques, et départementaux pour exclure les organisations des moyens de d’exercer leur mission garantie par la Constitution comme on le constate dans de nombreux territoire par un refus systématique de communication en direction des OS au risque de créer soupçons, incompréhension, sentiments d’injustice, qui nuisent sensiblement au fonctionnement serein de notre système éducatif.


Enfin si l’on peut se féliciter que la Fonction publique se voit attribuer un ministère de plein exercice, son intitulé « transformation et Fonction publiques » n’est pour l’instant pas rassurante ni pour les services publics ni pour ses agents.


Intervention de Jean-Marc Boeuf pour l’UNSA Éducation