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Recrutement à l’université : alerte sur les inégalités de genre

Article publié le vendredi 29 mai 2020
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La CPED (Conférence Permanente des chargé·es de mission Égalité, Diversité) a rédigé un courrier le 18 mai 2020 à l'attention des présidents et présidentes d’universités et des directeur·rices des grandes écoles.

Celui-ci alerte sur le risque d’inégalités de genre dans les recrutements et les comités de sélection suite à la crise sanitaire.

Pour l’UNSA Éducation, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une priorité absolue.
Nous relayons donc ce communiqué qui en plus de mettre en garde, donne des pistes de réflexions dans la prévention de la lutte contre les effets du sexisme au sein des universités et grandes écoles.

Mais pour quelles raisons cette crise aurait-elle impacté le recrutement des femmes à l’université et les chercheuses ?

La période de confinement, loin de favoriser le partage des tâches domestiques, comme on aurait pu l’imaginer, a au contraire renforcé les inégalités et les femmes ont dû faire face à un surcroit de travail domestique : lire notre article à ce sujet «Confinement au quotidien : qui passe l’aspirateur ? »

Ainsi, le confinement n’a pas permis aux femmes de se préparer au mieux au recrutement du supérieur qui demande énormément de travail dans la gestion du dossier scientifique et de l’audition parce qu'elles ont dû assumer une plus grande part des responsabilités familiales.
De même, les revues scientifiques ont noté une baisse des propositions de publications faites par les femmes. En effet, les chercheuses ont été moins disponibles pour écrire des articles scientifiques ou poursuivre leurs projets, alors que dans le même temps, au contraire, les hommes en ont proposés davantage. *

Notre fédération milite pour une véritable égalité entre les femmes et les hommes, en tant que professionnel·les de l’Éducation.
Or, il est fondamental que nous soyons tous et toutes vigilant.es afin que cette crise sanitaire ne creuse pas davantage les inégalités entre les femmes et les hommes, qui plus est, dans un domaine, celui de la recherche, où il persiste encore beaucoup trop d’inégalités.
Il ne tient qu’à nous que ce monde d’après soit bien celui de l’égalité et cela à tous les niveaux d’enseignement.

*Who is doing new research in the time of COVID-19? Not the female economists

Pour complèter :

Lettre de la CPED " Crise sanitaire, inégalités femmes-hommes et comités de sélection : notre lettre aux président·es et directeur·ices d’établissements "




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