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Propositions pour gouvernance et anticipation

Article publié le mardi 6 octobre 2020
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Ces propositions ont été discutées sur le blog "Questions d'éduc" avant d’être publiées, au nom de l’Unsa-Éducation sur la plateforme des États généraux du numérique pour l’éducation. Elles ne sont pas des mandats syndicaux mais une participation à la réflexion en cours.
Si vous souhaitez contribuer pour les autres thèmes, le mode d’emploi expliquant la démarche et comment vous pouvez participer est ici.

Co-construire

De par ses nombreuses potentialités, notamment de surveillance, le numérique est un sujet qui demande la plus grande transparence pour que la confiance entre les différents acteurs soit possible.
Les approches concernant toute mise en oeuvre de moyens numériques qu’ils soient matériels ou logiciels doivent être multi-modales (technique, pratique, pédagogique, organisationnelle…) et aussi prendre en compte les ressentis et les appréhensions légitimes d’enfermement dans un système et d’envahissement de la sphère privée. Il est donc essentiel de prévoir une phase de consultation avec les équipes pédagogiques avant tout déploiement ainsi qu’un suivi réactif pendant la mise en oeuvre.
La tension entre le choix d’outils unifiés ou celui d’une diversité doit être examinée et discutée entre tous les acteurs concernés, car cela suppose des stratégies différentes ayant chacune ses avantages et ses limites. Le choix de l’unification ne doit en aucun cas exclure l’usage d’autres outils en complément

Les logiciels doivent toujours être au service des établissements, en améliorer le fonctionnement et non dégrader les conditions de travail des personnels. Les outils présentés comme étant pédagogiques doivent être au service des apprentissages des élèves et ne pas être utilisés à d’autres fins (communication de l’institution, surveillance des enseignants, enquête sur les élèves…) dans le strict respect du RGPD.

La maintenance matérielle et logicielle doit être assurée par des personnels compétents idéalement présents dans les établissements, reconnus et correctement rémunérés.

Retrouvez cette proposition sur la plateforme des États généraux du numérique pour l’éducation ici. Allez la soutenir, la commenter, la compléter, la contredire…

Orienter, anticiper

La meilleure façon de préparer les élèves aux crises et aux métiers de demain est d’inclure dans le quotidien des classe le numérique dans toutes ses dimensions, au delà des usages techniques : partage, contribution, liberté d’expression, remix, information…

Il ne nous semble pas souhaitable, sous-prétexte de préparer les élèves à une fermeture possible de l’établissement, d’instaurer comme certains le préconisent un temps régulier “d’enseignement à distance” en situation ordinaire. Cela peut sembler une bonne idée par certains aspects car ainsi les élèves et les professeurs seraient habitués à la situation et davantage prêts en cas de nouvelle crise… mais cette situation existe déjà en fait, il s’agit des devoirs qui on le sait, creusent les écarts entre les élèves accompagnés par leur famille et les autres. Remplacer du présentiel par du distanciel régulier reviendrait à supprimer des temps de classe au profit de temps de devoirs supplémentaires qui ne profiteront vraiment qu’aux élèves ne rencontrant pas de difficulté. Par contre, repenser le travail à la maison qui existe déjà avec une utilisation plus large des outils numériques (mais aussi des manuels, des cahiers…) pour installer des habitudes et une meilleure autonomie, pouvant être réinvesties en cas de crise, est une piste intéressante à creuser. La crise nous a montré à quel point la présence en classe est précieuse et indispensable pour accompagner efficacement les élèves et que la “continuité pédagogique” via le numérique n’en a été qu’une version dégradée, tout particulièrement pour les plus fragiles.

Par contre, anticiper que les enseignants aient les moyens techniques et la formation pédagogique permettant de proposer facilement des séances hybrides serait une excellente chose. Ainsi, sans double tâche pour l’enseignant, les élèves absents pourraient suivre les cours depuis chez eux.

Retrouvez cette proposition sur la plateforme des États généraux du numérique pour l’éducation ici. Allez la soutenir, la commenter, la compléter, la contredire…




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