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Pologne : un coup d’état silencieux !

Article publié le mardi 21 novembre 2017
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A l’occasion de la fête de l’indépendance, 60 000 manifestants se sont regroupés, à l'appel de l'extrême droite, samedi 11 novembre, dans les rues de Varsovie pour la défense de « la civilisation occidentale ».

A l’unisson, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la violence et à la xénophobie, tels que : « La Pologne pure, la Pologne blanche. » (source Le Monde International).
Le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir depuis octobre 2015 n'a pas appelé à se joindre à cette « marche de l'Indépendance » et le président conservateur, Andrzej Duda, a condamné lundi 13 novembre les accents nationalistes, xénophobes et antisémites de l’événement.

Mais, à y regarder de plus près, le PiS favorise directement et indirectement cette montée des nationalismes et de l’extrême droite.
Depuis octobre 2015 :

  • l'indépendance de la justice est mise en brèche (tribunal constitutionnel qui ne peut plus jouer son rôle de gardien de la constitution, parquet mis sous l'autorité du ministre de la justice...)
  • en violation du droit international, les demandeurs d'asile sont refoulés
  • durcissement de la législation relative à l'avortement (déjà particulièrement restrictive) voir criminalisation de ce dernier
  • renforcement des lois sur la police qui limitent le droit à réunion et/ou manifestation.

Les exemples pourraient être multipliés...

Ce parti veut réformer la société polonaise dans tous les aspects de la vie publique, des questions économiques aux questions sociales en neutralisant les contre-pouvoirs. Ouvertement le PiS entend remettre en cause « la démocratie et ses fondements ».

Et que faisons nous ? Que fait l'Europe ?

Au terme d’un débat houleux, le Parlement européen a adopté le 15 novembre 2017, à une large majorité, une nouvelle résolution sur “la situation de l’État de droit et de la démocratie en Pologne”. (source Courrier International).
On le voit, l'unanimité n'est pas de mise.
Cette montée des extrêmes droites doit nous interpeller.
Suède, Finlande, Lettonie, Pays-Bas, Allemagne, Hongrie, Italie, Bulgarie à plus de 10% , France, Pologne, Danemark, Autriche, Belgique au delà de 20%.
Le danger de la banalisation est bien présent. Ce qui se déroule en Pologne en est un bel exemple.

La lutte pour la démocratie, l’État de droit, la liberté de chacun à s'exprimer, à se réunir, à manifester, le droit des femmes sont autant de domaine où l'on ne doit jamais baisser la garde et dénoncer ceux et celles qui ont la volonté de les remettre en cause !




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