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Les conséquences du confinement sur les violences intrafamiliales

Article publié le mardi 31 mars 2020
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Si le confinement protège du covid-19, il ne préserve pas des violences faites aux femmes et aux enfants, bien au contraire, l’isolement est une conséquence aggravante. L’UNSA Éducation fait le point.

Ces deux dernières semaines, les interventions pour violences conjugales ont augmenté de plus de 30%. Cette situation n’épargne pas les enfants, également victimes de ce type de violences, comme ce rapport du Centre Hubertine Auclert l’avait déjà mis en lumière en 2017, ils doivent absolument être protégés

Ainsi, dans ce contexte de crise sanitaire, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) vient de rappeler, ce mardi 31 mars, l’importance de l’éviction des conjoints violents, moyen le plus efficace pour la sécurité des victimes.

Des dispositifs existent et sont maintenus pendant le confinement :

Le 3919, pour les femmes victimes de violences, gratuit et anonyme (il n'apparaît pas sur la facture), ce numéro de téléphone est, pendant la crise sanitaire, accessible de 9h à 19h du lundi au samedi.

Il est également possible durant le confinement de donner l’alerte dans les pharmacies de quartier et les centres commerciaux ou par sms avec le 114.

Des dispositifs d’aide restent disponibles pendant cette période de confinement dans toutes les régions. Ceux pour l’Île de France sont référencés ici.

Le 119, pour les enfants en danger, accessible 24 h sur 24 et 7j sur 7.

Pour toute situation de danger grave et immédiat sur un mineur, les services de première urgence, la police, la gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15) sont disponibles.

Pour l’UNSA Éducation, cette situation de crise ne doit pas faire oublier le danger que femmes et/ou enfants vivent actuellement face à cet isolement. Si le maintien des dispositifs existants est primordial, il est également nécessaire de débloquer rapidement, ainsi que le préconise le HCE fh, les moyens financiers qui permettront la décohabitation des agresseurs et de leurs victimes.

Retrouvez l'article du SNASEN : période de confinement : violences faites aux enfants à domicile.

Pour aller plus loin :

-L'interview vidéo de la présidente du centre Hubertine-Auclert Marie-Pierre Badré du sur France 5 hier qui parle du confinement et des ressources disponibles pour les victimes.

-Les travaux du HCE sur les violences faites aux femmes.




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