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Le 8 mars : oui aux droits des femmes mais tous les jours !

Article publié le mardi 2 mars 2021
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Ce 8 mars "journée internationale des droits des femmes" a une résonnance particulière pour l’UNSA Éducation. En effet, la crise sanitaire et notamment ses conséquences en termes d’égalité professionnelle, de lutte contre les discriminations et de violences faites aux femmes a mis à jour des constats implacables.

Ainsi sans être exhaustive, la tribune publiée dans Le Monde du 18 avril 2020, signée par l’UNSA : « Coronavirus : Il faut « revaloriser les emplois et carrières à prédominance féminine » a permis alors de mettre en lumière la situation de ces " invisibles " d’hier, trop souvent peu considéré.es et sous-payé.es : infirmières, agentes d'entretien, aides-soignantes, auxiliaires de vie, pharmaciennes, caissières, personnels des EHPAD… Et qui sont des professions féminisées à plus de 70 %. L’adoption récente du plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes va permettre de rendre plus concrète la culture de l’égalité dans nos ministères, voir article.

Mais l’égalité des sexes est avant tout une question d’éducation.

L’éducation qui est un puissant levier pour faire évoluer les mentalités. En effet, si les stéréotypes de sexe demeurent présents dans de nombreux domaines, les déconstruire requièrent d’aller au-delà de ses propres représentations. Ces « biais cognitifs » qui fonctionnent comme des automatismes et concernent autant les hommes que les femmes qui les ont intériorisés.

Cependant, s’il est difficile de lutter contre ces clichés, il est possible de lutter contre leurs conséquences.

À ce titre, la récente proposition de loi déposée à l’Assemblée Nationale et visant à interdire l’usage de l’écriture inclusive dans l’administration et les services publics en est un exemple.
Cette forme d’écriture attise depuis longtemps les débats mais il y a bien un enjeu : celui de la visibilité des femmes.
Or, le langage est politique et réduire la question de l’écriture égalitaire a un seul signe typographique (le point médian), c’est faire fi de l’ensemble des procédés rédactionnels qui existent dans l’écriture non discriminante.

Ainsi, l’UNSA Éducation vous propose deux documents : un guide complet par étapes et une affiche en format A3 à propos de la féminisation des métiers et fonctions pour faciliter l’usage d’une écriture non discriminante.

                                                 

La réalisation de ces documents s’est s’appuyée sur les préconisations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes dans son guide pratique : « Pour une communication sans stéréotype de sexe » qui devrait prochainement être mis à jour.
D’autres textes à valeur officielle (circulaire du 21 novembre 2017, Guide de légistique, etc.) qui incitent à la féminisation des titres et fonctions, à l’usage de termes épicènes ou à la double flexion nous ont également inspirés.

Cette journée du 8 mars est donc avant tout l’occasion pour notre fédération de rappeler que si beaucoup reste à faire en termes d’égalité des sexes, les avancées sont certaines. Nous y contribuons toutes et tous à travers l’ensemble des actions spécifiques que nous menons chaque jour sans trêve ni relâche.


Pour aller plus loin :

-Retrouvez dès à présent, tous nos articles sur le site Internet avec ce récapitulatif de nos vidéos ainsi que notre rubrique dédiée sur la chaîne Youtube UNSA Éducation avec des interviews d’expertes et experts.

-La journée du 8 mars est une date symbolique qui permet annuellement de rappeler les engagements de l'UNSA en matière de combat contre les violences faites aux femmes, pour l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment salariale, pour une approche non-genrée des métiers : lien vers le tract UNSA.




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