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Filles et garçons dans les « Juniors associations »

Article publié le mardi 19 janvier 2016
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La place des femmes et l’accès aux responsabilités constituent un enjeu de renouvellement du monde associatif. Les pratiques des adolescents sont aussi concernées, ce qui invite à questionner la participation des jeunes filles et leurs relations avec les garçons.

L’Observatoire de la Jeunesse  s’est penché sur la participation des garçons et des filles dans ce que l’on appelle les « juniors associations » qui regroupent des jeunes entre 11 et 18 ans.
Ces juniors associations ont vocation à être accessibles à tous les adolescents qui les créent, les dirigent et les animent après avoir obtenu une habilitation par le Réseau national des juniors associations (RNJA), association loi de 1901, composée de la Ligue de l’enseignement, de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France, de la Confédération des maisons des jeunes et de la culture de France, ainsi que de l’association Jets d’encre.

Si les Juniors associations ont donc vocation à être accessibles à tous les adolescents, l’étude montre que les filles y sont toutefois moins présentes, et de moins en moins au fur et à mesure qu’elles grandissent. C’est surtout à partir de 13 ans que les garçons commencent à être majoritaires.
Par ailleurs, les groupes réunissant exclusivement des garçons sont bien plus nombreux que ceux regroupant uniquement des filles.
Plus le nombre de membres d’une JA est faible, plus les responsabilités du groupe ont tendance à être exercées uniquement par des garçons.
Parmi les fonctions classiquement occupées dans les associations (trésorier, président, secrétaire), les filles sont nettement plus souvent secrétaires alors que les garçons occupent assez majoritairement les fonctions de président.
Les collectifs développés dans les établissements scolaires sont davantage mixtes et les filles représentantes plus nombreuses. Par contre, les JA sportives sont plutôt non mixtes et masculines, ce qui explique la forte proportion  de garçons dans leurs instances dirigeantes.
Dans les secteurs de l’animation et du social ou de la solidarité, les filles sont plus nombreuses à prendre des responsabilités.

La synthèse de l’étude (à lire intégralement ici) présente de nombreuses autres statistiques sur la mixité, ses déterminants et l’effet des adultes, pointant une fois de plus, le rôle de la prise de conscience dans les phénomènes d’égalité et de mixité.




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