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Et maintenant … reconnu·es et respecté·es ?

Article publié le mardi 23 juin 2020
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Et maintenant … reconnu·es et respecté·es ?

La phase aiguë de la crise sanitaire semble passée et nous espérons que n’aurons pas à affronter un deuxième épisode équivalent. Il est l’heure de tirer de premières leçons.

D’abord il faut redire avec force que les personnels de l’Éducation, la Recherche et la Culture ont été au rendez-vous de la crise comme l’ensemble des agent·es publics qui ont répondu présent pour assurer la continuité essentielle du service public.

Mais les personnels se sont souvent sentis oubliés, délaissés, incompris. Ils ont fait face à des injonctions contradictoires et se sont bien trop souvent retrouvés dans des situations particulièrement inconfortables vis-à-vis du public ou vis-à-vis d’une hiérarchie parfois elle-même en situation intenable.

Au niveau de l’éducation nationale, la gestion de l’information sur les décisions aux collègues de terrain dans les différentes étapes du déconfinement en a été l’exemple le plus frappant. L’imbroglio invraisemblable autour de la reprise du 22 juin en a été l’apogée. Les décalages entre les annonces et la réalité les a trop souvent mis en porte-à faux.
L’amertume et la colère en a rajouté à l’épuisement d’une période de crise sanitaire inédite.

Nos collègues sont des professionnels de l’éducation. Quel que soit leur métier, ils sont là, au rendez-vous pour la jeunesse et pour une politique éducative qui agisse sur les inégalités.

Mais ils attendent aujourd’hui de la reconnaissance et du respect. Ils veulent pouvoir être reconnus comme des professionnels, bénéficier d’une politique de ressources humaines qui viennent prendre en compte leur réalité et leurs aspirations. Ils veulent un accompagnement plus fort et des réponses plus rapides sur les questions de carrière, de formation, de Qualité de Vie et de santé au Travail. Ils veulent être revalorisés.

La balle est dans le camp du gouvernement, qui ne peut comme actuellement reprendre l’application de la transformation de la fonction publique sans tenir compte de la crise et de ces besoins exprimés par nos collègues.

Nous voulons des agent·es reconnu·es et respecté·es pour un service public de qualité.

Ivry sur Seine, le 23 juin 2020

 

 

 

Frédéric MARCHAND




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